HOMMAGE A CATHERINE SPAAK
(HD-VOSTFR)
Réalisation : Pasquale Festa Campanile
Casting : Catherine Spaak, Jean-Louis Trintignant
Durée : 94 min
Année : 1968
Pays : Italie
Genre : Comédie érotique
Histoire : Mimi, jeune veuve et femme « innocente », découvre petit à petit la vie secrète de son défunt mari. Après s’être renseignée en lisant une traduction de Psychopathia sexualis de Richard von Krafft-Ebing, elle décide alors de rattraper le temps perdu en multipliant les rencontres. Celle avec le docteur Carlo de Marchi l’entraînera très loin…
MKV HDLight 1080p 1.79 Go VOSTFR perso
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Note : Ce 17 avril nous quittais Catherine Spaak, icône de l’Italie des 60’s. Cette version HD de l’Amour à cheval a été réalisée grâce à un sous-titre pour sourds et malentendants en français qui a été resynchronisé et que j’ai retravaillé au mieux (il y a quelques passages boiteux mais l’essentiel est là). En forme d’hommage sont joints quelques bonus ainsi qu’une retranscription partielle des riches notes de production issue du dvd français. Bien à vous.
Précurseur des comédies sexy qui déferleront sur les écrans italiens dans les années 1970 l’Amour à cheval, s’il bénéficie de la libéralisation des moeurs qui atteint le monde occidental en cette fin des années 60, n’en oublie pas pour autant d’exposer des thèses féministes chères au coeur de son réalisateur. En effet, comme très souvent dans l’oeuvre de Pasquale Festa Campanile, le machisme du mâle méditerranéen est mis à mal par l’héroïne qui, prenant conscience de l’inégalité dans laquelle une société conformiste veut la maintenir, se révolte. L’interdiction aux moins de 18 ans à sa sortie française dans une version raccourcie de 4 minutes par rapport à celle qu’on pû voir les italiens et les pays nordiques, ne doit pas nous faire oublier qu’au-delà des images crues, il y a un vrai propos et que l’humour, même s’il peut flirter avec la vulgarité, est au service d’une véritable critique sociale.
La comédie sexy
Ce sous-genre est né dans les années 1970, alors que les Maîtres de la comédie (Risi, Monicelli, Comencini), actifs depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, commencent à s’essouffler et que la télé monte en puissance, détournant les spectateurs des salles obscures. D’autant que, bien que la libération sexuelle ait gagné l’Europe, le cinéma porno hard est toujours frappé d’interdiction en Italie. Les producteurs vont alors développer un nouveau genre cinématographique typiquement transalpin : la comédie sexy – ou comédie polissonne. En règle générale, le scénario n’a d’autre intérêt que de permettre à la très jolie tête d’affiche féminine de se dévêtir avant la fin de la première bobine, devant des protagonistes mâles crétins et cabotins, le tout baignant dans un humour paillard, voir égrillard. Ces sexy comédies prennent souvent pour cadre un milieu professionnel bien défini – professions médicales, enseignement – et, à l’instar de leurs talentueuses aînées, tendent vers la satire sociale, mais traitée ici avec une totale absence de subtilité.
Un genre qui a eu ses stars : Edwige Fenech, Laura Antonelli, Gloria Guida, Barbara Bouchet, Ana-Maria Rizzoli pour ses dames, et côté messieurs – nettement mois passés à la postérité – Lino Banfi, Alvaro Vitali ou encore Lando Buzzanca.
Néanmoins à côté des étendards du genre que sont La Flic chez les poulets, La Prof donne des leçons particulières, La Toubib aux grandes manoeuvres, La Prof à la plage, on trouve des oeuvres qui, tout en utilisant les codes et les vedettes du genre, Laura Antonelli en tête, font preuve de plus de subtilité dans le propos et de plus de finesse dans la satire comme Ma Femme est un violon (Festa Campanile), Le Sexe Fou (Risi), ou encore le grand succès Malizia (Samperi).
Pasquale Festa Campanile
Si pour François Truffaut le cinéma, c’est l’art de faire de jolies choses à de jolies femmes, on pourrait dire que pour Pasquale Festa Campanile, le cinéma c’est faire de pas toujours jolies choses à de jolies femmes.
En effet, ce spécialiste de la comédie sexy haut de gamme a fait tourner les plus jolies comédiennes des années 1960/70 : Monica Vitti, Laura Antonelli, Catherine Spaak, Ornella Muti, Edwige Fenech, Senta Berger…
Mais avant de devenir un des grands noms de la comédie sexy, Pasquale Festa Campanile, né en 1927, a débuté sa carrière, à l’image de nombre de ses confrères, comme journaliste avant de devenir romancier. C’est ainsi qu’il rencontre Massimo Franciosa, un autre journaliste, avec lequel il signera 27 scénarios. De Dino Risi (pour la série des Pauvres mais…) à Mauro Bolognini (Les Amoureux, Les Jeunes maris, Le Mauvais chemin), en passant par Marco Ferreri (Le Lit conjugal) et Luchino Visconti (Rocco et ses frères, Le Guépard), le tandem travaille avec les plus grands du cinéma italien, passant avec aisance du drame à la comédie de moeurs.
Devenu réalisateur en 1963 avec Amour sans lendemain, Festa Campanile s’intéresse d’abord à des thèmes rarement abordés au cinéma comme les castrats pour Le Sexe des anges (31 ans avant le Farinelli de Gérard Corbiau) avant de rapidement devenir un spécialiste de la comédie sexy où il aime mélanger l’érotisme et les relations sociales. Une orientation qui lui vaudra de grands succès avec Quand les femmes avaient une queue ou En 2000, il conviendra de bien faire l’amour et de signer Ma Femme est un violon (1971) considéré par beaucoup comme son chef d’oeuvre. La férocité dont il fait preuve dans L’amour à cheval se retrouve aussi dans La Grande Bagarre (1975), film historique où un opportuniste du moyen-âge (joué par un truculent Bud Spencer) hésite à choisir entre les armées espagnole et française pour de basses raisons financières. Et il ira encore plus loin dans la charge sociale avec Le Larron (1979), qui frôle le sacrilège en racontant les mésaventures d’un voleur qui prend le Christ pour un charlatan naïf et inconscient, avant de finir à ses côtés sur la croix.
Si le choix de ses sujets souvent triviaux et égrillards – et des titres français comme Mon Curé va en boîte – ne lui ont pas permis d’obtenir le label de « grand de la comédie italienne », Pasquale Festa Campanile, avant sa mort en 1986, a quand même réalisé plus de 40 films dont nombre de comédies qu’il définissait lui-même comme « des comédies paradoxales qui ne sont pas le miroir des moeurs, mais leur dépassement ». Et qui restent de précieux témoins d’une époque où l’Italie secouait ses institutions et traditions.
Catherine Spaak
Née en France, d’un père belge et ayant fait toute sa carrière en Italie, dont elle a épousé deux citoyens, on peut dire que Catherine Spaak est une véritable européenne. Elle appartient également au sérail du cinéma : à sa naissance le 3 avril 1945 à Boulogne-Billancourt, sa mère Claudie Clèves est comédienne et son père Charles un des scénaristes phare du cinéma français, auteur pour Julien Duvivier de La Belle équipe et de Panique et avec Jean Renoir de La Grande Illusion. Un virus qui conteminera aussi sa soeur Agnès qui deviendra à son tour comédienne. Mais qui n’a pas touché l’ensemble de la famille Spaak, puisque Paul-Henri, l’oncle, fut Premier Ministre du gouvernement belge et un des pères fondateurs de l’Union Européenne. Ce qui nous ramène à Catherine… qui démarre sa carrière a à peine 15 ans devant les caméras de Jacques Becker dans Le Trou (1959). Elle s’installe en Italie dès son deuxième film Carro dell’8 settembre (1960) de Gianni Puccini. Et rencontre des problèmes avec la censure pour son rôle de nymphette délurée dans Les Adolescentes d’Alberto Lattuada.
A la suite du Fanfaron (Dino Risi – 1962), ses rôles de gamine évoluent progressivement vers des personnages de jeunes femmes modernes, bien en phase avec l’Italie des swingantes années 1960. Sa beauté, son allure sophistiquée, sa classe font merveille devant les caméras de Comencini (Le Partage de Catherine – 1965), Monicelli (L’Armée Brancaleone – 1966), Argento (Le Chat à neuf queues – 1971), aux côtés de stars masculines de l’époque Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi ou encore Nino Manfredi.
Revenue en France en 1964 pour La Ronde, le remake du film de Max Ophüls signé Vadim et Week-end à Zuydcoote où elle croise Belmondo devant les caméras d’Henri Verneuil, son escapade ne dure qu’un an. Catherine Spaak retrouve la péninsule et Festa Campanile pour L’amour à cheval, Giorgio Capitani (L’Amour, c’est quoi au juste ? – 1976), Alberto Sordi (Lo e Caterina – 1979) et Dino Risi (Les Séducteurs – 1980). En 1989, elle tourne un dernier film, Scandale secret de Monica Vitti, avant de se consacrer à la télévision. Où on peut la retrouver aussi bien interviewant diverses célébrités pour la chaîne RAI 3 qu’interprète de nombreux téléfilms et séries. Les téléspectateurs français ont d’ailleurs pu la reconnaître dans Une Famille formidable et les Anglais dans la production BBC Zen en 2011. Parallèlement à toutes ces activités, Catherine Spaak a également trouvé le temps d’enregistrer plusieurs albums de canzioneta – dont une reprise en italien de Tous les garçons et les filles de Françoise Hardy (Quelli della’mia età) et d’écrire le roman L’amore blu.
Un partage et une traduction de


















