LA RUE SANS JOIE 1925/2026 REQUIEM VERSION

 FAN EDIT

(VOSTFR)


Réalisation : Georg Wilhelm Pabst

Casting : Asta Nielsen, Greta Garbo, Ágnes Eszterházy

Durée : 145 min

Année : 1925

Pays : Allemagne

Genre : Drame


Dans un bidonville à Vienne au lendemain de la première guerre mondiale, Lila Leid, l’épouse d’un avocat, est assassinée. La secrétaire d’un de ses clients est arrêtée. Il était avec elle et avait son collier, car il avait besoin d’argent.



MKV HDRIP 1080p 4 Go VOSTFR

https://1fichier.com/?p7uinnd57sk8b2znb1b1



Salut, c’est Vora. Je vous invite ici à assister au dernier film de cet arc de fan edit muet (enfin, peut être m’attaquerai-je à L’Aurore de Murnau si je suis motivé). Mais il s’agit bel et bien du dernier dans l’esprit de cet arc créatif tel que je l’avais initié en janvier 2025 il y a un an. Plusieurs choses pour cela, déjà car 2025 a été un chamboulement dans ma vie et que je passe à une autre période, également parce que depuis ma première tentative, mon audience s’est considérablement rétrécie au fil du temps ce qui contrarie l’objectif de rendre ce cinéma plus accessible, et enfin, ce dernier film que j’ai choisi pour continuer (et clore maintenant) ce cycle, La Rue sans Joie, m’a particulièrement déprimé.


Pour être clair tout de suite, La rue sans joie est un petit chef d’œuvre. Une merveille d’efficacité dramatique qui a propulsé son réalisateur Georg Wilhelm Pabst dans le top 3 des réalisateurs allemands du cinéma muet. C’est juste que ce film, peinture réaliste de la condition des habitants de Vienne dans l’après guerre de 1920 est une  peinture de déchéance sociale et morale particulièrement écœurante, non pas dans l’immoralité, mais dans sa froideur impitoyable. Ce drame est une peinture sociale si violente qu’il a été censuré par les autorités à l’époque pour éviter les émeutes. Alors en ces temps de crises, il se teinte d’un sulfureux parfum de déjà vu qui a de quoi toucher viscéralement un public non averti. J’ai perçu ce potentiel au travers de plusieurs scènes marquantes, et voulant m’essayer à un nouveau genre (le drame social), j’ai voulu remettre ce film en avant en me mettant pour objectif d’en faire le Requiem for a dream de son époque. Oui, rien que ça. Le film avait déjà le fond pour créer un choc aussi brutal que son successeur américain. Il ne lui manquait qu’une chose : la musique. Une musique entêtante et marquée dans une ambiance de désillusion et d’horreur sociale mêlant cynisme et cruauté. Et c’est bon, j’ai trouvé la formule.



Comme pour beaucoup de mes précédents fan edit muets, le choix de musique fera polémique, car je choisis des musiques non pas pour leur cohérence avec les images mais pour la « couleur émotionnelle », pour leur capacité à exacerber l’émotion transmise par le film et immerger le spectateur malgré le décalage d’époque perceptible entre la musique et l’image. C’est un choix de modernisation qui divisera, mais qui offre du relief (testez la bande originale disponible, il s’agit d’un des trucs les plus monotones et déprimants que j’ai pu écouter). Pour les groupes, c’est bien évidemment Doctor Flake qui a beaucoup contribué (depuis le temps que je voulais mettre sa musique sur un film). On aura aussi du Julia Holter, de l’Asia Argento, du CLANN, du Bjork et du Sigur Ros. Une bande son très dark spleen dépressive, qui vous mettra le cœur au bord des lèvres. Le montage de cette version a été particulièrement long. Entamé en septembre 2025 je l’ai terminé en janvier 2026. Essentiellement parce que travailler sur ce film était plus déprimant à chaque nouvelle étape. Il est rare que des projets aient eu un impact aussi fort sur ma motivation, ce qui a tendance à plaider pour l’efficacité de ce film. C’est une peinture sans concessions de l’injustice et de ses conséquences sur une société entière. Deux heures et demie de désillusions et de désespoir, avec des personnages facilement identifiables dont on suit l’existence en la partageant. Une immersion facilitée par un style ultra réaliste qui met toujours en avant les dilemmes et les émotions des personnages, ainsi qu’une petite intrigue d’assassinat qui viendra tenir le film sur une partie de son développement. En espérant que vous êtes bien accrochés, je vous souhaite un bon visionnage de ce classique du cinéma social.



Un partage de

VORACINEPHILE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

```