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(VOSTFR)
LA MORT DE SIEGFRIED
Le valeureux Siegfried se dirige à cheval vers le palais de Gunther, le roi des Burgondes, à Worms, sur les rives du Rhin, pour lui demander la main de Kriemhild. En chemin, le jeune homme terrasse un gigantesque dragon avant de se baigner dans son sang, censé le rendre immortel. Or, une feuille se colle malencontreusement sur son dos et laisse un point vulnérable entre les omoplates.
MKV HDRIP 1080p 6.85 Go VOSTFR
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LA VENGEANCE DE KRIEMHILD
Le valeureux Siegfried est assassiné par Hagen Tronje, conseiller de Gunther, le roi des Burgondes. Folle de douleur, sa veuve Kriemhild quitte les rives du Rhin. Elle épouse Etzel, le chef des Huns, afin de bénéficier de sa protection et de pouvoir préparer sa vengeance. La jeune femme donne naissance à un garçon. Kriemhild convie Gunther et Hagen à un grand banquet qu’elle donne à l’occasion du solstice d’été.
MKV HDRIP 1080p 5.97 Go VOSTFR
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Ah, Fritz Lang… Impossible d’ignorer le nom de ce réalisateur légendaire, qui aura marqué le cinéma Allemand des années 20-30 avec des films dont la modernité fait toujours mouche aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour un projet comme le fan edit de Metropolis que j’avais pu affiner la proposition que je faisais avec ce cycle des versions modernisées de films muets : proposer une approche et une forme moderne pour remettre en valeur les qualités et les propos de ces films d’époque, toujours présentes et perceptibles aujourd’hui. Un petit exercice qui était surtout prétexte à redécouvrir et à « repopulariser » ces films, aujourd’hui consultés seulement par les cinéphiles endurcis, et rarement revus plus tard car trop « austères » ou « désuets » dans leur mise en scène ou leur partition musicale. Tout cela pour dire que Metropolis est indubitablement le projet qui a eu le plus d’ampleur dans ce cycle, à l’image du cinéma de Fritz Lang, un cinéma colossal et d’une ampleur formidable, qui correspond clairement aux blockbusters de notre époque dans l’innovation visuelle et le raffinement de mise en scène en proposant des histoires fortes aux thématiques poignantes. Ce n’est pas sans raison que le parti nazi essayera de récupérer le réalisateur et de lui faire d’alléchantes propositions, qu’il refusera avant de s’exiler en Amérique, à la différence de son ancienne femme et scénariste Théa Von Harbou qui, elle, adhéra au NSDAP.
Après ce projet monumental, j’ai découvert le cycle des Nibelungen. Et mon Dieu, quelle ampleur ! Le seigneur des anneaux de son époque, ni plus ni moins ! Un dragon en animatronique (d’époque ^^) dès les 15 premières minutes, un trésor maudit, une guerrière légendaire, un héros archétypal de l’aryanisme teuton… On est bien dans un festival d’héroïc fantasy, particulièrement généreux dans la première partie (2h30, Fritz Lang ne se moque pas de vous !). Toutefois, pas d’idéologie à chercher dans ce film (à l’exception des nibelungen qui ressemblent à s’y méprendre à une caricature de juif), on est dans un récit épique qui illustre la légende de Siegfried, grandiose jusque dans sa conclusion qui lance une seconde partie (2h16) beaucoup plus sombre, très amère réflexion sur la vengeance qui finira dans une tragédie de grande ampleur. Sincèrement, dans les ingrédients, la première partie ressemble à Conan le Barbare, et la seconde est le Game of Thrones de son époque. Une véritable claque pour son époque, avec un récit prenant un ton de plus en plus grave en partant d’un univers héroïque qui se mue peu à peu en tragédie très sombre. D’ailleurs, le public allemand de l’époque, subissant la crise économique due à la fin de la première guerre mondiale, fit un parallèle entre le parcours du héros Siegfried et la crise traversée par leur pays (lien que le réalisateur n’avait pas envisagé un seul instant).
Pour un exercice aussi volumineux (2 films de plus de 2h), j’ai fait les choses bien, avec une bande originale d’une sacré facture. La première partie est celle qui a demandé le plus de travail. Plus longue, c’est aussi elle qui contient les effets spéciaux les plus impressionnants. J’ai donc tenté une coloration plutôt sobre sur les effets, qui restent assez sobres au regard de mes précédents travaux. Pour la bande originale, le format épique du film a donc imposé un style à la hauteur. Une série de groupe folk compose la base musicale (comme Syven, Empyrium, Nebelung, Sol Invictus, Ulvesang…), et évidemment quelques musiques de film comme celle the The northman, black death, beowulf ou the green Knight. Mais plus particulièrement celle du Roi Arthur de Guy Ritchie. Un film particulièrement malaimé (car un peu naveteux sur les bords), mais dont la musique est une véritable réussite, un album épique de folk mélangés à des instruments modernes qui offre un résultat de toute beauté. Et pour la seconde partie, très sobre car s’enfonçant lentement dans la tragédie, j’ai abordé une approche fort différente. La première partie était flamboyante, la seconde a le goût du sel. Je suis donc resté très léger sur les effets, préférant insister sur la mélancolie, la rage et la tristesse. La bande sonore, si elle utilise toujours de la folk, s’assombrit clairement, avec des groupes comme Crows in the rain, Orphid, Nest, et surtout un pillage dans les règles de la musique du seigneur des anneaux, essentiellement dans les morceaux les plus sombres et mélancoliques. Particulièrement The end of all things et la fameuse Gollum’ song, deux monuments de pessimisme qui accompagnent à merveille la tournure fatidique du récit. Je me suis surtout lâché en effets visuels dans le générique, avec des symboles badass et des statues représentant les totems animaliers des héros. Avec bien sûr quelques extraits de vidéos de rétro-remakes, où on constate à nouveau que nombres d’œuvres cultes d’héroïc fantasy ont capté un certain héritage de cette fastueuse production d’époque !
A l’inverse de Métropolis, je n’ai pas trouvé de bande originale alternative pour ce film. Il n’y a donc que 2 pistes sonores pour celui-ci. En revanche, plusieurs sous titres, dont un curieux « FR (woke) ». Bon, c’est une tentative rigolote que j’ai essayé sur la partie 1, à savoir qu’un personnage, Brunhilde, change de sexe dans cette version. L’actrice de ce personnage, Hanna Ralph, possède en effet un physique très masculin, au point que j’ai dû vérifier sur le net qu’il s’agisse bien d’une femme. J’ai donc tenté une version où je la masculinisais pour juger de l’effet produit sur le résultat du film. Le résultat fonctionne, mais n’est pas d’un intérêt fondamental à moins de vouloir encore plus de modernité. Rien de bien méchant non plus, mais comme j’étais allé au bout de cette idée, je l’ai incluse dans le fichier final.
BONNE REDÉCOUVERTE !
Un partage de
VORACINEPHILE













