LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI [PSYCHE VERSION 2025]

 HD

(VOSTFR)


Réalisation : Robert Wiene

Casting : Werner Krauss, Conrad Veidt, Lil Dagover

Durée : 80 min

Année : 1920

Pays : Allemagne

Genre : Drame, Fantastique, Thriller


Le sinistre Dr Caligari sème la terreur dans une petite ville du nord de l’Allemagne à l’aide d’un somnambule nommé Cesare. Lors d’une fête foraine, Cesare prédit l’avenir au public et annonce à Alan, un jeune homme, qu’il va bientôt mourir. La nuit suivante, Alan est assassiné. Son ami Francis soupçonne le Dr Caligari d’être derrière ce meurtre.


Attention, ce film utilise des effets de flashs et de couleurs intenses. 

Epileptiques s’abstenir.


MKV HDRIP 1080p 2.33 Go VOSTFR

https://1fichier.com/?hz45nlgopehlqr6rspzl




Version d’origine

https://stalkerjany.blogspot.com/2023/03/le-cabinet-du-dr-caligari.html


Le cabinet du docteur Caligari ! Bien sûr que mon prochain projet ne pouvait être que ce film mythique. Consacré par la critique comme étant le « premier vrai film d’horreur » (Nosferatu reste un film fantastique malgré ses séquences d’angoisse), le CDDC a connu un succès public incertain, qui change selon le point de vue des critiques ciné qui en parlent. Une chose est certaine, personne n’oublie le design torturé des décors après visionnage, reflet d’une psychologie tordue qui imprègne le film. Ses auteurs voulaient aborder leur traumatisme de la première guerre mondiale et parler d’autorité abusive, on se retrouve avec un formidable thriller horrifique abordant la maladie mentale. Et bien sûr, m’étant approprié l’œuvre en question pour ce fan edit, j’ai rajouté quelques petites touches supplémentaires…

J’étais resté très sobre sur Nosferatu, son style naturaliste imposant une certaine sobriété dans les effets visuels et la musique, une certaine austérité habitant toujours le projet (en plus de la découverte de l’exercice niveau montage vidéo). Mais avec Caligari, c’est totalement différent. Nous sommes dans le ressenti émotionnel d’une affaire proche du serial killer. Avec de l’hypnose et des pathologies psychologiques qui viennent jusqu’à contaminer l’esthétique et la logique du film. La sobriété n’était plus de la partie. Pour intensifier le film, je pouvais donc partir dans l’expérimental (le côté psychologique) ou aller dans l’horreur. Et clairement, j’ai plutôt basculé dans l’horreur. Inspiré par l’excellent Maniac de Khalfoun (qui citait lui-même Caligari dans une séance ciné traumatique), j’ai développé à fond le registre du serial killer. Vous aurez donc des effets visuels agressifs, des filtres colorés étranges et parfois des flashs dans le visuel. J’ai enfin trouvé le bon équilibre pour rajouter de la couleur et briser la monotonie du noir et blanc en colorant les cartons, ce qui permet d’apporter des couleurs fortes sans rompre la cohérence de l’ensemble. Mais ici, autant vous dire que le résultat est clairement chargé. Et le générique contient toutes les petites expérimentations que je n’ai pas conservées au montage.



La piste sonore a été plus compliquée à sélectionner. J’ai donc pillé les BO de nombreux films de serial killers iconiques que vous reconnaîtrez en cours de visionnage. Mais au final, c’est surtout les musiques du compositeur Cliff Martinez (celui qui fait les BO de Refn) et encore Ulver avec la BO très agressive de Sinister qui ont fourni l’essentiel de la musique. On navigue dans l’électro ici, plus ou moins agressive selon les circonstances. Autant dire que la proposition ici est radicale, bien épaulée par des bruitages qui vont eux vers l’immersion. J’ai écouté plusieurs ASMR particulièrement malaisants pour conserver les meilleurs résultats et offrir une expérience étrange qui devrait réussir à vous angoisser. Mais pas que. Comme vous le savez, de nombreux artistes ont proposé des bandes originales de leur cru à passer avec le film. Et j’ai trouvé l’album de Toundra, groupe espagnol de post-rock, qui propose un accompagnement complet pour tout le film. Vous aurez donc le choix entre 3 pistes, la mienne avec de l’électro nerveuse, la seconde avec le post-rock de toundra, et la version originale classique. Car toutes les conditions sont bonnes pour redonner au film une nouvelle chance d’être visionné et de procurer une nouvelle expérience de visionnage au public.


Ce nouveau travail a été beaucoup plus intense que le premier. Davantage d’effets ont été nécessaires et le résultat s’éloigne encore plus du rendu des versions colorées classiques. C’est clairement avec ce projet que j’ai le plus expérimenté, et grâce à lui que j’ai trouvé une formule à peu près équilibrée pour moderniser sans trop déformer le projet initial. On plonge clairement dans un film d’horreur et j’avoue avoir été angoissé par certaines séquences que le jeu théâtral des acteurs rend particulièrement malaisantes. Nous avons clairement l’essence d’un film d’horreur ici, et les quelques rebondissements du scénario font toujours mouche. Avec ces visuels et cette musique, j’espère que la plongée dans l’horreur psychologique du Cabinet du docteur Caligari vous procurera une expérience intense et mémorable.



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VORACINEPHILE

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