SHUJI TERAYAMA ANNIVERSARY COLLECTION

 



Aujourd’hui en ce 4 mai 2023, est marqué un jour particulier. Il y a 40 ans, jour pour jour, le 4 mai 1983 s’éteignait Shûji Terayama, fascinant artiste boulimique et protéiforme. Pour marquer le coup voilà une anthologie de pas moins de 37 films, on est sur une quasi-intégrale.


Ce pack a été réalisé avec la collaboration et la complicité active du camarade Vanlocke. Ont également participé à cette vaste entreprise, Vincent Capes, l’Hombre del Cielo, Arnaud Delecrin, Quentin Samier et Olivier du blog Bakeneko. Un immense et sincère merci à vous tous, puissent les kamis louer vos noms depuis le lointain du monde flottant !


À présent je laisse à Vincent Capes le soin de vastement présenter notre homme. Il avait commis il y a quelques années sur sa chaîne youtube :

https://www.youtube.com/@zoanima9583/videos

Une chronique en hommage à Terayama, qui fût l’une des grandes étincelles qui motivèrent cette publication.


Pour ceux qui ont la flemme de lire, voici la chronique en question

https://1fichier.com/?tl9ww5u96xnm26zwprjr

Et pour ceux qui sont plus à l’aise avec la lecture, bon voyage

Hommage à Shuji Terayama


« Si nous voulons nous libérer, effaçons l’histoire de 

l’humanité en nous et l’histoire de la société autour de 

nous, nous devons commencer par nous débarrasser de 

nos souvenirs personnels. » — Shuji Terayama


Essentiellement connu chez nous à cause de la chanson des Béruriers Noirs en hommage à son film Empereur Tomato Ketchup, Shuji Terayama est un des secrets les mieux gardés de la contre-culture et de l’underground japonais. Il est né en 1935 dans le nord du Japon. Il n’a que 9 ans lorsque son père meurt à la fin de la guerre. Sa mère, partie travailler dans une base américaine, l’abandonne. Il est recueilli par un parent éloigné, propriétaire d’une salle de cinéma. Il va y passer une grande partie de son enfance. Il raconte qu’il voit les films plusieurs fois, qu’il dort dans la salle et qu’il peut se refaire les films dans sa tête, plan par plan. Il fonde au lycée plusieurs revues littéraires, et en 1954, alors âgé de 19 ans, il remporte un prix le prix de « Poésie Nouvelle » pour ses poèmes en tanka. Sa poésie va tellement marquée le Japon qu’aujourd’hui un prix annuel du meilleur tanka porte son nom.


« pour ensevelir

le peigne rouge sang

de ma défunte mère

au Mont de l’effroi je vais

où sans fin souffle le vent »


À l’aube de la vingtaine, il tombe malade. Il sera hospitalisé durant 3 ans. 3 années durant lesquelles où il va écrire nombre de poèmes et de pièces de théâtre.

En 1959, Terayama va partir pour Tokyo. Là-bas, il traîne dans les milieux interlopes de Shinjuku, le quartier des artistes, des prostituées et des yakuzas.


On pourrait parler d’Edogawa Ranpo ou, bien sûr, de Yukio Mishima, mais il semblerait que le point d’impact artistique le plus important au Japon dans la 2nde moitié du 20ème siècle soit la chorégraphie de Tatsumi Hijikata nommée Kijinki, une pièce basée sur Couleurs interdites de Yukio Mishima. Kijinki, c’est l’acte de naissance de l’Ankoku Buto, la danse des ténèbres. Originaire du nord du Japon, Tatsumi Hijkata (de son vrai nom Kunio Motofuji Yoneyama, Hijikata qui veut dire « genêt » en japonais) est influencé par Mishima et par le travail de Tatsuhiko Shibuzawa — sorte de Pauvert japonais, qui va traduire et publier les œuvres de Sade, Bataille, Genet, Sarane Alexandrian, Beardsley, Cocteau, Desnos, Huysmans, Jarry, Mandiargues, Pauline Reage ou encore Yourcenar. Hijikata propose un art qui s’oppose ouvertement à l’envahisseur américain et au consumérisme. Contre l’industrialisation galopante, il s’inscrit dans une forme et une pensée archaïque, atavique, qui donne cette impression que le Buto est ancestral. Il faut également mentionner Kazuo Ono (qui, sous l’impulsion Hijikata avec qui il travaille durant 8 ans, va incarner une femme, l’Argentina — la figure du transsexuel étant fondamentale dans l’avant-garde japonaise), Akaji Maro et Eiko Hosoe (Il y a un pont intéressant avec la photo prise par William Klein, qui va travailler avec Chris Marker qui lui même s’intéressera de près à Terayama en s’occupant de la voix off française de Labyrinthe d’Herbes en 1979).


Terayama débarque à Tokyo dans cette effervescence qui prendra des proportions folles dans les années 60. C’est une période d’ébullition artistique à Tokyo durant laquelle on voit aussi apparaître Aquirax Uno et Tadanori Yokoo, le père du Pop Art japonais. Va émerger le groupe de performers Zero Jigen qui envahit les rues de Tokyo avec des happenings provocants, ritualisés et sexualisés. Bruno Fernandes explique que pour Zero Jigen, « une des bases de l’esthétique et de la démarche fut celle de toute une génération : le psychédélisme. Contre-culture de la modification et de la relativité des états de conscience déniant toute limitation de la vie par les impératifs productivistes d’une société essentiellement basée sur la consommation et l’instrumentalisation des désirs. » Tatsumi Hijikata écrit : « Toutes les puissances morales de la civilisation, main dans la main avec le régime politique du capitalisme, sont fermement opposés à un usage du corps qui ne serait qu’objet, moyen ou outil de plaisir. » Il y l’arrivée de Provoke, groupe de photographes qui prend racine dans les émeutes et les affrontements des étudiants avec les forces de l’ordre à Shinjuku.


Portant les stigmates de Hiroshima et Nagasaki et refusant de passer sous silence cette horreur — ce qui, avec l’ANPO, risque d’arriver — , toutes ces avant-gardes explorent les fantasmes privés comme autant de façons d’affronter la terreur collective. Combattre les tabous, la censure et les peurs de l’époque, explorer les confins de la psyché collective et les limites du système. La sexualité quant à elle est un pivot fondamental de la révolution, cristallisant toutes les répressions et les censures. Masao Adachi écrit : « Comme l’ont soulevé Juro Kara et Shuji Terayama, notamment dans Les Privilèges du corps, le langage du corps est le dernier catalyseur permettant de renverser la structure d’un pouvoir qui n’est qu’une fiction de la société contemporaine. » Le corps est un enjeu politique fondamental dans le combat. A cette époque et un peu partout dans le monde, il y a la conscience qu’une des plus grandes armes révolutionnaires est la sexualité comme moyen d’émancipation. Le capitalisme s’est empressé de neutraliser cette redécouverte et cette exploration, tout comme il cherche à phagocyter l’imaginaire, en l’uniformisant, en le monoformisant via la publicité et la télévision. On voit l’émergence de cinéastes politiques très engagés dans les combats d’extrême-gauche comme Nagisa Oshima, Koji Wakamatsu, Masao Adachi ou le récemment disparu Toshio Matsumoto.

Pour les jeunes japonais de la fin des années 60, quand on hésitait entre aller voir un pinku ou un film politique au cinéma, on prenait une place pour un film de Wakamatsu. C’est une époque où l’on cherchait une réunion du fond et de la forme, une rencontre de l’expérimental et du populaire, une osmose de l’artistique et du politique, un engagement collectif pour exorciser nos sociétés de leurs réflexes d’obéissance. C’est le situationnisme, les groupes Medvedkine et Dziga Vertov, Jean Rollin, Fassbinder, Pier Paolo Pasolini, Marco Ferreri, René Vautier Godard ou Marker en Europe, Glauber Rocha au Brésil, Stan Brakhage, Jonas Mekas aux USA, et tant d’autres. Revenons à Terayama. Il est étonnamment la figure la moins connue de ces avant-gardes (et pourtant peut-être une des plus intéressantes artistiquement et une des plus importantes pour les japonais). Terayama est écrivain, poète, dramaturge, metteur en scène, scénariste (entre autres pour Susumu Hani et Masahiro Shinoda), réalisateur, photographe, collagiste, mais aussi chroniqueur sportif passionné de boxe et de course hippique, chansonnier ou encore auteur radiophonique.


« À la recherche d’un lapin qui s’appellerait le Japon, le regard du 

lecteur devient celui d’Alice. Alors, il tombe dans un trou, dans un endroit 

inattendu et se réveille au Pays des Merveilles. »


Il réalise sont 1er film en 1960, Chattologie, malheureusement perdu aujourd’hui. Il crée en 1967 crée une compagnie de théâtre qui s’appelle Tenjo Sajiki (qui est la traduction littérale du titre Les Enfants du Paradis, en hommage à Carné). En contribuant à briser les frontières entre action directe et image, cette troupe va avoir une influence considérable sur le théâtre japonais. Terayama y mélange des formes très expérimentales, des influences folkloriques, la provocation sociale, et l’érotisme grotesque, le tout dans le creuset de sa personnalité faite de fantasmes et d’onirisme. Comme il le dit : « Au théâtre, l’expérience imaginaire et la vie réelle sont trop fortement différenciées ; La fine ligne qui les sépare est gelée. La performance sur scène est une reconstitution de la réalité reproduite par des substituts. C’est une forme rassurante de l’imagination qui ne perturbe en rien la réalité quotidienne des spectateurs. »


Sorte de Fassbinder japonais, il va entre 1967 et 1983, c’est-à-dire en moins de 15 ans, créer pas loin de 40 pièces et performances auxquelles se rajoutent 15 courts métrages et 7 longs métrages — sans parler des quelques 200 livres. Ses films, essentiellement autobiographiques, questionnent inlassablement la mémoire et sa fiabilité, le fantasme, les rapports de pouvoir et les dominations, les traumas de l’enfance, sa soi-disant pureté, l’Œdipe, et l’errance comme quête du moi. On retrouve la figure d’un écolier au visage blanc, fantôme de son enfance, qui traverse plusieurs de ses films et en particulier Cache-cache pastoral en 1974, dans lequel Terayama réalisateur joue son propre rôle et va rencontrer le personnage de son moi d’enfant. Il y a d’autres images, d’autres motifs, qu’on croise tout au long de sa filmographie (on devra se limiter ici à ce médium, car c’est tout ce qu’on connaît de lui en Occident) : les hommes qui portent des objets (souvent une porte), une jeune fille qui joue (à la balle, au cerceau), les phonographes, les affiches peintes, les pendules, les fils et cordons rouges, la mère incestueuse ou castratrice, l’absence de la figure paternelle, les transsexuels, les monstres de foire, les yokaïs, les uniformes, la sexualité, une fascination pour les années 20-30, les filtres de couleurs, l’importance du rock dans la bande-son, la réflexion sur le médium cinématographique — comme dans Jetons les livres, Sortons dans la rue (1971), œuvre agressive qui joue sur les excès et dans laquelle il questionne le cinéma et la révolte adolescente. Il y a dans son cinéma une étrange résonance avec Jack Smith — un autre grand cinéaste qu’il faudra un jour faire sortir de l’ombre.


Tragique, comique, mystique, poétique, burlesque, son œuvre est protéiforme et en gigogne. Non seulement des éléments se retrouvent d’un film à l’autre, mais Terayama adapte ses poèmes et ses pièces de théâtre en film, met les médiums en rapport, changeant des éléments, faisant communiquer les œuvres entre elles, les obligeant à s’interroger mutuellement. Comme dans le court métrage Roller, où 3 femmes, telles 3 harpies, s’adressent au public et demandent à quelqu’un de les rejoindre, une personne monte sur scène et intègre le film en plein milieu avant d’être rejeté dans la salle.


Un souffle de révolte parcourt toute son œuvre : il s’insurge contre les conventions, contre le cinéma traditionnel, contre l’autorité en général, milite pour les émancipations, la liberté des sexualités. Un de ses thèmes majeurs reste la jeunesse opprimée, porteuse de révolte, et sa confrontation à un pouvoir répressif (parental ou social) et un milieu hostile qui ne cherche qu’à la briser. On retrouve ça également chez Oshima. Il y a chez eux une revendication de la subjectivité, forme d’expression absente de la culture traditionnelle japonaise. Noël Bruch explique qu’il y a un « refus de faire appel à la conscience collective du public ; [un] refus de reproduire en aucune façon les formes établies ; mise en avant de la subjectivité de l’auteur. »


Cela va bientôt faire 35 ans qu’il nous a quitté. À ce jour, on ne trouve qu’un coffret de DVD au Japon regroupant 3 films, une édition américaine d’un court métrage, et l’édition française de son plus mauvais film, une adaptation de la suite d’Histoire d’O de Pauline Réage avec Klaus Kinski et Arielle Dombasle, produit par Argos films. Il y a seulement deux livres traduits en français — dont un aujourd’hui introuvable — et deux aux USA. On espère qu’un jour on aura droit à une édition de ses films, des traductions de ses livres, une rétrospective, voire un colloque, pour aborder et faire découvrir cette œuvre dense et foisonnante réfractaire à toute analyse unidirectionnelle. Une œuvre en un mot indispensable, et aujourd’hui plus que nécessaire.


Vincent CAPES, avril 2017

PDF : https://uptobox.com/p5j8si439sp0


LONG-METRAGES


1971 – Jetons les livres, sortons dans la rue

Un adolescent en proie à l’angoisse, qui doit faire face à une famille dysfonctionnelle, se retrouve dans la rue. L’histoire est entrecoupée de diverses séquences psychédéliques et énergiques.


MP4 HDLight 1080p 2.29 Go VO + SRT

https://1fichier.com/?4sesuz6g3uj7msedohet

1971 – L’Empereur Tomato Ketchup

(DIRECTOR’S CUT)

Situé dans un futur où les enfants ont renversé les adultes, le film n’a pas de récit central. Il dépeint une série de tableaux graphiques dans lesquels les enfants se livrent à des actes cruels et abusifs à l’encontre des adultes.


MKV DVDRIP 849 Mo VO + SRT

https://1fichier.com/?28ubaxk13jq9buy282pz

1974 – Cache-cache pastoral

Dans un décor onirique un enfant tombe amoureux de sa voisine et décide de partir de chez lui. Le film s’arrête et le spectateur découvre qu’il assiste à une projection. S’ensuit une réflexion sur le temps et la mémoire en un dialogue entre le réalisateur et son moi enfant. 


MKV HDLight 1080p 1.67 Go VOSTFR

https://1fichier.com/?rnmjq6ltu44ezvyopwpw

Critique 👇

https://stephanedumesnildot2.blogspot.com/2015/03/cache-cache-pastoral-de-shuji-terayama.html

1977 – Le Boxeur

Un jeune boxeur tue accidentellement le frère d’un ancien champion de boxe. Il approche alors l’ex-champion pour qu’il l’entraîne afin de devenir le prochain champion.


AVI DVDRIP 1.11 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?ibn11hly9j28ns2p3q86


Critique 👇

http://eigagogo.free.fr/Critiques/the_boxer.html

1979 – Collections privées  

(Just Jaeckin, Shûji Terayama & Walerian Borowczyk)

Trois récits. Un marin solitaire tombe de son bateau et s’échoue sur une île tropicale. Alors qu’il cherche à se sauver, il est trouvé par une femme presque nue, enjouée et complaisante. Il décide d’effacer ses signes de détresse et de rester sur l’île. Qu’est-ce qui l’attend ? Dans le second, un adolescent cherche les mots d’une comptine dont il se souvient par bribes. Son voyage l’entraîne dans les rêves, l’éveil sexuel et les fantasmes œdipiens. Dans le troisième, un homme riche du Paris de la fin du XIXe siècle engage une prostituée pour la nuit. Elle est également artiste de cabaret et l’emmène dans sa chambre. Il craint d’être détroussé. Quel est le secret de la prostituée ?

MKV DVDRIP 1.26 Go VF

https://1fichier.com/?f4jkzx5maqa59qknpo0f


Critique 👇

http://eigagogo.free.fr/Critiques/labyrinthe_herbes.htm

1981 – Les Fruits de la passion

Une jeune fille est amoureuse d’un homme plus âgé. Il exige qu’elle aille dans une maison close pour lui prouver son amour.


MKV HDLight 1080p 1.50 Go VF/STFR

https://1fichier.com/?x4f45yi3i4z7ye8m7pj6


1983 – Video Letter

Cette étonnante compilation fait suite à un échange de lettres vidéo entre Shuji Terayama et Shuntaro Tanikawa dans les mois qui ont précédé la mort de Terayama. Elle peut être considérée comme une vidéo amateur produite par deux poètes de premier plan, entrecoupée d’une philosophie très abstraite, d’un comportement légèrement aberrant et d’images parfois flamboyantes.


AVI DVDRIP 700 Mo VO + SRT perso

https://1fichier.com/?pceg4zu12ppso4wrtxzz

1984 – Adieu l’arche

Un village surréaliste et isolé voit ses habitants quitter peu à peu leurs traditions et superstitions communes pour partir à la ville. Parmi eux, deux cousins qui s’aiment et se querellent avec d’autres villageois.


MKV HDLight 720p 3.13 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?ade8gsdd1kctvx51x6ez




COURT-METRAGES


1964 – La Cage 

(Ori)

Interrogation sur la question de savoir si l’homme est ou non prisonnier du temps.


1971 – L’Empereur Tomato Ketchup 

(Short version)

Situé dans un futur où les enfants ont renversé les adultes, le film n’a pas de récit central. Il dépeint une série de tableaux graphiques dans lesquels les enfants se livrent à des actes cruels et abusifs à l’encontre des adultes.


1971 – La Guerre de caillou-feuille-ciseaux 

(Janken senso)

Deux généraux illustre la Seconde Guerre mondiale à travers le jeu pierre-feuille-ciseaux, mais aussi par des techniques de torture absurdes.


1974 – Laura

Trois comédiennes se moquent du public qui assiste à la projection d’un film d’art et d’essai.


1974 – L’initiation des jeunes au cinéma 

(Seishonen no tame no eiga nyumon)

Trois films expérimentaux qui se déroulent simultanément. Le sujet est coloré et provocateur.


1974 – Papillon 

(Chofuku-ki)

Une représentation onirique d’une gueule de bois après une fête décadente.


1975 – Conte de la variole 

(Hoso-Tan)

Film expérimental où le quatrième mur est brisé en jouant avec la mécanique de l’écran sur une imagerie surréaliste.


1975 – Conte du labyrinthe 

(Meikyu-Tan)

Deux hommes portent une porte qui mène à différents univers.


1975 – Le Procès 

(Shinpan)

Une collection de scènes surréalistes mettant en scène des clous. Les dix dernières minutes du film sont interactives, donnant au public l’occasion de planter des clous dans l’écran.


1977 – Cinéma de l’ombre, une femme à deux têtes 

(Kage no eiga Nitô-onna)

Alors qu’une famille poursuit sa journée, les ombres sur les murs mènent une vie tout à fait différente.


1977 – La Gomme à effacer 

(Keshigomu)

Les visions de personnages au bord de la mer que l’on a en mémoire sont effacées par la main du cinéaste.


1977 – La Machine qui lit 

(Shoken-ki)

Un court métrage expérimental surréaliste sur la relation de l’homme avec les livres.


1977 – Les chants de Maldoror 

(Marudororu no uta)

Une série d’images insolites inspirées du roman poétique « Les Chants de Maldoror » du comte de Lautréamont.


1977 – Père

Un officier de marine fait l’amour à sa femme pendant que son fils, le réalisateur du film, les observe.


1977 – Tentative de description d’une personne unidimensionnelle 

(Issun-bôshi o kijutsu suru kokoromi)

Utilisant les techniques vidéo de l’écran bleu, Terayama présente de manière ludique – et avec une théâtralité de film muet – une série de vignettes postmodernes mettant en scène des réalités à l’intérieur des réalités, son protagoniste tentant d’établir une sorte de relation avec une femme nue sur l’écran à l’intérieur de l’écran. Dans ses efforts pour la « libérer », il expose l’absurde fragilité, la tromperie et la mutation à la fois de l’expérience cinématographique et de notre dimension humaine.


LIEN

https://1fichier.com/?hdmhxghe49jf28p0oejl



FILMS SCENARISÉS

Jeunesse dans la tempête 

(‘Minagoroshi no uta’ yori kenjû-yo saraba!)(Eizô Sugawa – 1960)

Une bande de braqueurs se dispute pour le butin, mais lorsque l’un d’eux est tué, son jeune frère les recherche pour les tuer l’un après l’autre.


MKV DVDRIP 1.22 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?ojfx0mk8z8hetpu0goyh

Jeunesse en furie 

(Kawaita mizuumi)(Masahiro Shinoda – 1960)

Un jeune homme aliéné flirte avec l’extrémisme lors d’une grande manifestation étudiante.


MKV DVDRIP 1.34 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?tjsvce5b9t1wuxdrgrrv



Mon visage embrasé au soleil couchant 

(Yuhi ni akai ore no kao)(Masahiro Shinoda – 1961)

Une jeune journaliste demande l’aide d’un assassin lorsqu’une équipe de tueurs à gages s’en prend à elle.


MKV DVDRIP 1.25 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?lzngr9vh3z1slr8k43e3



L’Itinéraire de mon amour 

(Waga koi no tabiji)(Masahiro Shinoda – 1961)

Ishihara Kiyoshi projette d’épouser la femme qu’il aime, Chiee, une serveuse de café. Après un accident, Chiee perd la mémoire.


MKV DVDRIP 1.13 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?c4g4oqo3amb5asdh2v9v

Les Larmes sur la crinière du lion 

(Namida o shishi no tategami ni)(Masahiro Shinoda – 1962)

Un docker syndicaliste de Yokohama apprend que les fidélités qui régissent sa vie reposent sur des bases fragiles. Croyant que c’est son directeur qui lui a sauvé la vie lorsqu’il était bébé, il est victime d’un cycle manipulateur de tromperie et de vengeance.


MKV DVDRIP 1.35 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?0e4177900jamqb3pmp4b



Premier amour, version infernale 

(Hatsukoi jigokuhen)(Susumu Hani – 1968)

Shun, ciseleur en orfèvrerie, d’un caractère plutôt timide et docile, s’éprend de Nanami, employée dans un peep-show, jeune femme extravertie et anticonformiste. Très inhibé, le jeune homme refuse toute relation sexuelle. Les deux amants se contentent d’échanger leurs propres souvenirs d’adolescents. Mais, ils ne savent comment exprimer leurs sentiments et encore moins ce à quoi ils aspirent. 


MKV HDLight 720p 1.66 Go VO + SRT

https://1fichier.com/?xdfa31smu8r66j25zgc5

Les Aventures de Buraikan 

(Buraikan)(Masahiro Shinoda – 1970)

Un hors-la-loi pousse les habitants du quartier chaud d’Edo à se rebeller contre un nombre croissant de lois étouffantes et moralisatrices.


MKV DVDRIP 1.30 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?mulfjyehevz39104xxev


Un joueur de base-ball nommé Third 

(Sado)(Yoichi Higashi – 1978)

Third, surnommé ainsi car il gardait la troisième base de son équipe de baseball, traine avec deux jeunes filles qui se prostituent. Un jour qu’il se fait passer pour leur souteneur, il se bagarre avec un yakuza et le tue. 


MKV HDLight 1080p 1.98 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?pceg4zu12ppso4wrtxzz




Un conte d’Afrique

 

(Afurika monogatari)(Susumu Hani & Simon Trevor – 1980)

Au Kenya, un vieil homme et sa petite-fille hébergent un pilote après le crash de son avion. Le pilote et la jeune femme sont attirés l’un par l’autre, mais la fiancée du pilote arrive sur les lieux de l’accident. 


AVI DVDRIP 1.42 Go VO + SRT perso

https://1fichier.com/?fe2navcos6vz31rnrrxg


La Marie-vison 

(Kegawa no Marî)(Kenichiro Suzuki – 2010)

Marie, prostituée travestie, a élevé un beau jeune garçon, Kinya, comme le sien. Il n’a jamais vu le monde extérieur. Un jour, une belle jeune fille tente de le faire sortir de sa maison et de lui montrer les plaisirs du monde.


MKV DVDRIP 1.66 Go VOSTFR

https://1fichier.com/?dirwholb76nq27brbhrc

BONUS

Catalogue of memory 

(Kioku no katarogu)(Michi Tanaka – 1977)

Court-métrage mettant en scène Shuji Terayama lui-même, pratiquant une jeu épistolaire et poétique avec le photographe Herbie Yamaguchi.


MKV DVDRIP 63 Mo VO + SRT


There Is a Cat Called Unhappiness so I Am Never All Alone 

(Giorgos Efthimiou – 2018)

Une vidéo en trois chapitres basée sur trois poèmes de Shuji Terayama.


MKV HDLight 1080p 100 Mo VO + SRT perso


Ah, kôya 1 & 2 

(Yoshiyuki Kishi – 2017)

Nous sommes en 2021 et des années de mauvaise gestion ont fait du Japon une société brisée, criblée de pauvreté et de sous-emploi. Kenji est visiblement handicapé et souffre d’un complexe d’infériorité. Shinji est sorti de prison et a du temps devant lui. Ils s’inscrivent tous deux par hasard dans un club de boxe et deviennent rapidement amis.


Adaptation en deux parties de l’unique roman écrit par Shuji Terayama.


MKV HDLight 576p 2/3 Go VO + SRT perso

Photothèque imaginaire de Shuji Terayama, 

les gens de la famille Chien Dieu (1975)

Livre de photos de Shuji Terayama. Il y a ic 112 scans, mais le livre fait en fait environ 220 pages. Seuls les pages contenant des images ont été scannés. Quoi qu’il en soit, il y a beaucoup d’images étonnantes pour ceux qui aiment les films et les pièces de théâtre de Terayama.


Tous les BONUS

https://1fichier.com/?5ri93vkpmptf6cospasy


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