HD
(VOSTFR)
Réalisation : Wojciech Has
Casting : Mariusz Dmochowski, Beata Tyszkiewicz, Tadeusz Fijewski
Durée : 153 min
Année : 1968
Pays : Pologne
Genre : Drame
Histoire : 1878. D’abord modeste commis de brasserie en proie à de régulières humiliations, Stanislaw Wokulski finit par devenir un riche homme d’affaires. Toutefois, il demeure sensible à la misère et aux inégalités sociales. Il s’efforce d’apporter des remèdes à cette situation. Très épris d’une aristocrate ruinée, Izabella Lecka, il l’épouse mais celle-ci le trompera avec un séducteur…
MKV WEBRIP 720p 1.37 Go VOSTFR
https://1fichier.com/?tcmbfikdoto7bxf0wdnz
La Poupée, de Wojciech Has, réalisateur du Manuscrit trouvé à Saragosse et de la Clepsydre.
En me renseignant un peu j’ai vu que Malavida le ressortait en salles en décembre. Mais ce genre de ressortie ne concerne que les grandes villes bénéficiant de salles art et essai ; de plus, ce film mérite plusieurs visionnages pour en apprécier la richesse, et la copie 720p que je propose permet de se rendre compte de l’intérêt qu’il y a à le voir sur grand écran. En attendant, comme toujours, Malavida ne proposent depuis quelques années qu’une version dvd d’un bluray US, ainsi ce qui est beaucoup plus intéressant, que l’intégrale des films de Has.
https://www.malavidafilms.com/catalogue-integrale-has—-42.html
J’ai trouvé sur senscritique quelques textes qui donnent une bonne idée de ce chef-d’oeuvre.
https://www.senscritique.com/film/la_poupee/critique/68309023
« Asymétrie des rapports de force dans les hautes sphères de la Pologne de la fin du XIXe siècle »
Cinq ans avant La Clepsydre, le cinéaste polonais Wojciech Has proposait déjà une fresque historique incroyable, presque tétanisante par moments, à l’atmosphère graphique dotée d’un cachet très particulier. Loin du voyage dans le temps et dans l’intimité, illustrant le passé d’un personnage dans un décor chaotique teinté d’onirisme, La Poupée utilise ce savoir-faire technique facilement reconnaissable pour établir un autre type de fresque, politique et sociale, un peu plus détachée de l’expérience individuelle, centrée sur Varsovie et la Pologne à la fin du XIXe siècle.
C’est avant tout le portrait d’un idéaliste, Stanislaw Wokulski, un parvenu qui a su tirer un grand profit du conflit opposant les empires russe et ottoman en 1877-1878. Sa richesse conséquente le faisant rapidement évoluer dans les hautes sphères de la société polonaise, il se heurtera aux limites de sa condition sociale, au cœur d’une lutte des classes en guise de toile de fond, alors qu’il convoite la fille d’un aristocrate désargenté. Les va-et-vient entre les deux univers, nouvelle bourgeoisie et vieille aristocratie, seront aussi fréquents que marqués par l’inimitié et les rapports de force écrasants. L’indolence et la condescendance de la classe aristocrate qu’il tente de pénétrer, à travers ses salons luxueux reconstitués dans tout leur faste, lui sera invariablement renvoyé à la figure.
Wojciech Has développe ce récit, accompagné d’une romance impossible et largement asymétrique, au creux d’une mise en scène incroyable, alimentant cet univers avec une série de tableaux tour à tour réalistes et oniriques de la société polonaise. On reconnaît très vite les singularités qui la caractérisent : des travellings latéraux faisant découvrir les lieux en même temps que les personnages qui s’y déplacent, et surtout ce soin incroyable dans la composition des cadres et des décors, farcis de détails attisant l’imaginaire de manière continue. Ces procédés sont utilisés avec une certaine parcimonie, ils sont sans doute un peu moins fascinants que dans La Clepsydre mais fonctionnent comme des électrochocs immersifs sans que leur fréquence ne conduise à la gêne ou l’indigestion. Les densités graphiques et thématiques dialoguent ainsi continuellement et aboutissent à un équilibre envoûtant : le parcours d’un homme ambitieux qui ne trouvera qu’amertume et désespoir, condamné à errer dans un musée de cire. »
Une partage de
L’inconnu de nulle part











