Réalisation : Umberto Lenzi
Casting : Hugo Stiglitz, Laura Trotter, Francisco Rabal
Durée : 91 min
Année : 1980
Pays : Italie, Espagne
Genre : Horreur
Histoire : Un avion sorti de nulle part atterrit sur la piste d’aéroport d’une grande ville. Il en sort une horde de zombies aux visages défigurés et affamés de chair et de sang humain. Et de là l’épidémie commença…
MKV HDLight 1080p 2 Go MULTILANGUES
https://1fichier.com/?z3ybyvsayc3zdth5f8ey
Voilà aujourd’hui L’Avion de l’apocalypse de Umberto Lenzi.réalisé en 1980. La VF (Uniquement sur la version 264) est celle réalisée par DJ-Safe :
https://contrebandevhs.blogspot.com/2014/09/lavion-de-lapocalypse.html
Merci beaucoup à lui, à sa version et son énorme travail de restauration sur cette VF, que je n’ai eu qu’à muxer sur ce remastered.
Le film a déjà été partagé aussi chez UFSF (et sans doute ailleurs) aussi Je vous renvoie à leur Prez et commentaires respectifs, non sans vous dire que c’est sans doute l’un des meilleurs zombi-flick 80’z «Crossover». Ici, pas trop le temps de souffler une seconde, et les « Zombies » font vraiment peur (ça change de WD !). Un film novateur excellent, ma note : 4,5 / 5 (Echelle Nanarland, car oui c’en est un ? mais de super-luxe).
Ce film se permet même des interludes avec des réflexions proustiennes par moment, c’est dire le gros délire, vraiment beaucoup aimé ce film précurseur dans bien des domaines, ne lisez pas les différents papiers avant si vous voulez vous ménager toute les surprises et la tension, toujours prégnante et de mise chez Lenzi. Une très belle réal, pour finir, assez nerveuse, dans sa copie « Grindhouse » d’époque au moins au début du métrage, bien que remastered. Un excellent mélange entre du Fulci, du Romero et… du Lenzi.
Voilà, Enjoy the ZBL , WZ ! t’as intérêt à courir vite !
Un partage de
& Uncle Jack pour la B.O
Liens Connexes :https://muaddib-sci-fi.blogspot.com/2013/01/lavion-de-lapocalypse-incubo-sulla.htmlhttps://contrebandevhs.blogspot.com/2014/09/lavion-de-lapocalypse.htmlhttps://www.nanarland.com/chroniques/nanars-monstrueux/zombie-mon-ami/l-avion-de-l-apocalypse.htmlhttps://cinedweller.com/movie/lavion-de-lapocalypse-la-critique-du-film/un NANAR ? Vraiment ? ou un film visionnaire ? :https://www.laseptiemeobsession.com/journal/penser-confine-7
Une critique sur Strange Vomit Dolls :
https://brunomatei.blogspot.com/2017/06/lavion-de-lapocalypse.html
La critique de TINTETORA :
Petit film bis de la belle époque du cinéma italien de la fin des années 80, l’avion de l’apocalypse surprend à la fois pour ses défauts, ce qui se voit d’abord à l’écran, mais également par des qualités un peu plus disséminées qu’il convient de considérer, une fois le film vu à l’écran.
Tout d’abord, le succès, alors de Zombie, en 1978, puis, dans une moindre mesure, de Zombie 2, pour un produit local, le filon du film de zombies combine de facteurs économiques que les producteurs italiens savent pertinemment prendre en compte : ce genre de films ne coûtent pas trop cher à produire, ramassent un peu d’argent sur la première exploitation cinématographique, mais, surtout, à moyen terme, s’exportent assez bien dans le monde.
A noter qu’un troisième facteur viendra s’ajouter par la suite, ce sont des films qui continuent, sous une forme ou une autre, leur exploitation à l’heure actuelle, encore.
Ce projet-ci devait emmener Fabio Testi dans l’aventure.
Mais, probablement échauder par Luca le contrebandier, trop violent selon lui, il passa le film. Dommage ! Surtout qu’on obtint à la place l’inexpressif Hugo Stiglitz…Un cas cet Hugo ! Considéré au Mexique comme un sex-symbole, ce qui semble déviant, aujourd’hui encore, Stiglitz surprend par son caractère raide et son jeu mono expressif, de même que la terriblement fade et quelconque Laura Trotter.
La force essentielle du film repose sur son efficacité avec un scénario simple mais direct.
Un avion provient d’une visite d’une centrale nucléaire mais, quand celui-ce se pose dans s’annoncer, les portes s’ouvrent et le cauchemar ne cesse de se répandre, inéluctablement.
L’histoire est donc rapide avec son héros qui est un témoin qui constate l’événement, première phase, puis qui tente d’alerter les autorités incrédules de même que ses concitoyens, seconde phase, puis enfin qui lutte pour s’enfuir lors de la phase finale.
L’aspect intéressant, mais sous-jacent, de l’histoire, réside dans le fait que le lien de l’histoire n’est jamais mentionné, pas plus la ville que le pays, même s’il semble, alors moderne.
Cela renforce le côté générique de ce cauchemar qui pourrait sembler se transposer, facilement, n’importe où.
L’autre aspect intéressant réside dans le fait de la progression de l’invasion. Le film est suffisamment bien réalisé, de ce point de vue là, pour que l’on ressente une progression dans la ville de la menace et, quand celle-ci semble avoir gagné, l’illusion que le pays entier, jamais mentionné, je le rappelle, soit également condamné, fonctionne également.
Un beau tour de passe passe, qui est dû au talent d’Umberto Lenzi.
Un autre effet de la réalisation d’Umberto Lenzi demeure la sensation de balayer toute la ville lors de la progression de sa réalisation. Si John Carpenter sait planter un décor en quelques plans pour l’inscrire, de manière inconsciente dans la tête du spectateur, Sieur Lenzi parvient au même artifice, mais à l’échelle d’une ville entière !
Excellent technicien, bon faiseur, Umberto Lenzi ne cesse jamais de privilégier le rythme à son histoire malgré quelques incohérences, des effets un peu trop risibles, des maquillages pas toujours crédibles mais, recentrons-nous sur les qualités, sa description de l’invasion de la ville fonctionne à plein régime, avec une armée jamais efficace.
Nous trouvons d’ailleurs les seconds couteaux préférés de notre réalisateur, ceux de ses polars, dissimulés sous des latex grossiers. A noter que l’apport de la musique du grand, et tout terrain, Cipriani, demeure un élément fort pour le rythme du film et son résultat final à l’écran.
Bref, bien moins subtil qu’un Lucio Fulci dans sa retranscription de l’horreur, ici assez brute voire même risible, loin d’une teneur sociale de Romero, Lenzi montre qu’il sait s’adapter à ce genre sans en comprendre véritablement la dimension horrifique, en ne touchant jamais la sensibilité du spectateur par l’absence de souffle d’épouvante.
Le bonus final à cette modeste analyse, et qui demeure hautement réjouissante, demeure le lien improbable, mais tout à fait plausible, qui peut s’établir grâce aux dialogues de deux films. Dans Virus Cannibale, lors de l’incident à l’usine, il est dit que des scientifiques ont pu partir, probablement par avion. Dans notre présent film, il est par ailleurs rappelé que les passages de l’avion reviennent… justement d’une usine nucléaire !
Alors, est-ce que L’avion de l’apocalypse serait en réalité Virus Cannibale 2 ? Une splendide bizarrerie du cinéma d’exploitation qui sait pousser la folie de ses concepts jusqu’à une forme ultime ?
Pas une seule seconde ! Mais le lien est pour le moins cocasse et conceptuellement croustillant !!!












