MASKS

(VF & VO + SRT) 

Réalisation : Andreas Marschall

Casting : Susen Ermich, Magdalena Ritter, Julita Witt

Durée : 108 min

Année : 2011

Pays : Allemagne

Genre : Horreur, Thriller

Histoire : Stella est une apprentie actrice qui se retrouve dans un atelier privé aux méthodes très particulières. Mais un terrible secret semble peser sur l’établissement…

MKV HDLight 720p 1.11 Go VF + VO + SRT

https://1fichier.com/?x0qdnbx4xojpx8arzh1s

Quelques extraits de la BO inédite de Sebastian Levermann.


Un partage de

UNCLE JACK

& VANLOCKE

Une critique de Tinterora :

Hommage évident à Suspiria, qui reprend pas mal d’éléments pour, à priori, une relecture, Masks prend le temps de présenter ses personnages, à commencer par Stella qui se rend dans cette école de théâtre pour le moins décalé, ne serait-ce qu’à cause de faits sinistres qui s’y sont produits il y a de cela pas mal d’années.

Effectivement, on y a tout à redouter…


Film avec un scénario typique de l’engrenage, dont on découvre en même temps que l’héroïne les mécanismes qui rétrécissent les choix et les fils du destins des protagonistes, Masks réussit le double exploit d’être en effet une relecture, inspirée, au premier niveau, de Suspiria, tout en parvenant à emmener son histoire vers un autre niveau, un résultat franchement original, qui emmène d’ailleurs le spectateur à réfléchir, analyser puis postuler pour comprendre la toute fin.


Cette ultime surprise demeure également illustrée dans le cinéma italien, d’horreur encore, avec la théorie du doute chère à Dardano Sachetti qui laisse en suspend ses personnages principaux, que ce soit dans L’emmurée vivante, Frayeurs ou encore L’au-delà.

 Plus subtil encore, Masks, et Andreas Marschall améliore encore le principe et il convient de réfléchir quelque peu, voire même de comparer son avis, afin d’obtenir une conviction sur ce final…


Cela faisait longtemps, trop longtemps, qu’on n’avait pas assisté à une aussi belle ambiguïté !


Masks est en quelque sorte le coup de maître de Marschall.

Cinéaste allemand qui avait déjà tourné des films d’horreur avec des sujets franchement originaux, les limites du para psychisme, le tout de manière assez gore, Andréas Marschall a su émuler le maître Argento et, s’il ne le dépasse pas en tout point, il lui en remontre quand même énormément. A un point tel, même, qu’il dépasse de très loin le déplorable La troisième mère et, par ailleurs, le récent remake, un peu inutile, relativement intéressant, variablement confus, dont la finalité reste opaque, de Suspiria !


Mieux, mais avec beaucoup, beaucoup moins de moyens mais avec une telle ingéniosité !

Malin, Andréas Marschall a donc trouvé à la fois un lieu de tournage gratuit, mais également des acteurs qui vont avec ! Au même prix ! Joe D’Amato aurait apprécié la roublardise du procédé !

  En effet, Marschall a fait tourné les acteurs de la promotion de l’école de théâtre qui jouaient, quelque part, leur rôle.

Le reste, certaines séquences, furent tournés à même l’appartement de notre maître d’oeuvre ! Et le résultat final, magie du cinéma dont le montage, demeure imperceptible à l’écran !


L’interprétation, sujet du film par ailleurs, demeure de très haut niveau avec une mention spéciale à la fort convaincante Susan Erchmit qui trouve, déjà, un rôle rare tant il lui a permis de jouer sur des registres incroyablement multiples et cela dans des émotions primaires dépouillées d’artifices. Là encore, ce fut un très beau coup de maître de Marschall !


La musique demeure également excellente.

Si vous ne l’appréciez pas tout de suite, elle risque toutefois d’éveiller une petite fenêtre dans votre esprit pour venir s’y immiscer plus tard, de manière lancinante. Encore un point fort du film et le fait qu’Uncle Jack nous ait proposé cet inédit – quelle horreur pour le coup ! – demeure un vrai cadeau !


Revenons à notre film.

Certes, il emprunte beaucoup à Suspiria pour, finalement, diverger, et raconter une autre histoire, très maligne, avec une finalité tout aussi étonnante que créative ! On peut même postuler qu’il s’agit d’une très grande idée et elle justifie admirablement le postulat du film.


Bref, un réalisateur doué, qui propose une relecture parmi les plus habiles qui soit, une histoire qui se passe dans un cadre allemand loin d’hollywood, une grande musique, de bons acteurs, et un final déroutant. On pardonne largement le petit budget avec lequel a dû se débrouiller notre réalisateur tant le résultat final demeure l’une des toutes meilleures surprises d’un cinéma d’effroi de ces dernières années !


Merci notre Uncle Jack à tous ! 

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