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(VF)
Réalisation : Scott Derrickson
Casting : Ethan Hawke, Juliet Rylance, Fred Dalton Thompson
Durée : 106 min
Année : 2012
Pays : USA
Genre : Horreur, Thriller
Auteur de romans policiers, Ellison Oswalt s’inspire de faits réels pour ses histoires. En panne sèche, pour trouver l’inspiration, il décide de s’installer avec sa famille dans une maison dont les anciens résidents et propriétaires ont été retrouvés pendus. Un fait divers non élucidé. Un jour, alors qu’il fait du rangement dans le grenier, il découvre des bobines 8 mm. Sur celles-ci, les images de meurtres de plusieurs familles.
MP4 HDRIP 1080p 3.71 Go VF
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Dans l’horreur moderne, une seule question importe : Sinister ou Conjuring ? Conjuring est le film d’horreur moderne le plus cité par le grand public et un de ceux qui a le mieux fonctionné en salles, au point d’en devenir une référence et un point de repère (alors que sa suite le surpasse clairement dans son intensité de mise en scène). Mais Sinister… Sinister est toujours celui qui ressort dans la réponse à cette question. Car Sinister fait peur. Il arrive à susciter cette angoisse constamment, à immerger son public si parfaitement dans cette histoire d’enquête sombrant peu à peu dans un cauchemar intégral, qu’il laisse un souvenir marquant à ceux qui l’ont vu. Il rejoint ce club des grands films tels que Le Cercle the ring (l’américain, pas le somnifère japonais) ou le méconnu The Empty Man qui misent sur une enquête pour garder l’attention (et la tension) et sur l’ambiance pour faire frissonner le spectateur. Du grand art. Quel besoin de retoucher pareil chef d’œuvre dans ce cas ? Les jumps scare.
Les jump scares… Ce cancer du cinéma d’horreur moderne. L’aveu d’échec d’un créateur artistique, qui au lieu de s’échiner à faire monter la tension jusqu’à son paroxysme, préfère nous arracher un sursaut de train fantôme, quitte à rompre l’ambiance pour repartir sur autre chose. Sinister comporte beaucoup de jump scares. Tous ne sont pas mauvais, j’en ai d’ailleurs conservé un certain nombre qui ne pouvaient être dissociés de la trame narrative. Mais j’ai considérablement allégé certaines séquences, pour atténuer les manifestations de surnaturel parfois un peu trop violentes, et surtout conserver une ambiance de fond lourde, marquée par cette enquête sombrant chaque jour dans le sordide où l’horreur semble se rapprocher un peu plus de nos personnages, qui sont tous très réussis et bien écrits (un très gros point positif). Les variations sont minimes, juste 3 minutes retirées à l’ensemble du film, qui viennent adoucir le montage de quelques jump scares inutiles, et qui vous délivrera le frisson original qu’on avait pu ressentir lors de la sortie de ce monument de l’horreur moderne, qui n’a que rarement été égalé.
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VORACINEPHILE











