3 FILMS D’ALEX VAN WARMERDAM


Parlant de son enfance, Van Warmerdam, se décrit comme un être mélancolique, ayant souffert de toujours anticiper, dans le sens négatif du terme. Après avoir voulu devenir missionnaire, cela n’a pas duré longtemps, puis fille pour porter une jupe écossaise fermée par une grande épingle, il a voulu devenir artiste peintre vers l’âge de 5 ou 6 ans. Après ses études à l’Académie Rietveld d’Amsterdam, il a effectivement exposé, mais il a rapidement mis ses talents au service de productions théâtrales. Ainsi, il a crée des décors et des affiches pour le Hauser Orkater, fondé au début des années 70 (ses deux frères, Vincent et Marc, ont également fait partie de la troupe). Son travail était émaillé de réminiscences de Picasso, de l’Expressionnisme, de Kirchner. Entretemps, il a totalement abandonné l’idée de devenir peintre, préférant se consacrer au cinéma et au théâtre.


L’un des principaux thèmes de l’oeuvre de Van Warmerdam est l’innocence, la candeur de l’enfant dans le monde des grandes personnes. Il semble vouloir élever la sagesse burlesque du fou au rang de principe suprême et met la connerie en scène pour mieux la révéler.


«Quand j’écris, j’ai constamment à l’esprit que le public pourrait penser que c’est du social, une peinture de moeurs, une satire. Cela ne m’intéresse pas. Mais cela m’ennuierait aussi que les gens trouvent mon travail superficiel. Je ne pense qu’en termes de ‘bon’ ou de ‘mauvais’. L’humour quand il est bon parle de lui-même; alors il dit tout de la vie et des gens.» Alex van Warmerdam

LES HABITANTS


Réalisation : Alex van Warmerdam

Casting : Jack Wouterse, Annet Malherbe, Rudolf Lucieer…

Durée : 108 mn

Année : 1992

Pays : Pays-Bas

Genre : Comédie


Une femme qui, sur les conseils dʼune statue de Saint-François, se prive de nourriture pour plaire au Seigneur. Un enfant qui, fasciné par la guerre civile au Congo, se déguise en Noir et se fait appeler Lumumba. Un facteur bien indiscret, un garde-chasse myope et stérile, un boucher à l’appétit sexuel débordant qui ne manque pas dʼimagination pour capturer ses proies…


MKV HDLIGHT 1080p 2,17 Go VOSTFR 

(sous-titre anglais incrustés, mais de petite taille et décalé vers le haut, 

la lecture des sous-titres français se fait sans problème)

https://1fichier.com/?ls7brz909uu7pnr572wd


Un univers farfelu et surréaliste, plein d’humour sur un lotissement perdu des années 60 avec ses habitants et leurs maux : xénophobie, frustation sexuelle, dévotion, voyeurisme… Que ce soit l’image, le cadrage, les décors, les actrice/acteur, un petit bijou.


💥


BORGMAN


Réalisation : Alex van Warmerdam

Casting : Jan Bijvoet, Hadewych Minis, Jeroen Perceval…

Durée : 113 mn

Année : 2013

Pays : Pays-Bas

Genre : Thriller


Camiel Borgman surgit dans les rues tranquilles d’une banlieue cossue, pour sonner à la porte d’une famille bourgeoise. Qui est-il ? Un rêve, un démon, une allégorie, ou l’incarnation bien réelle de nos peurs ?


MKV HDLIGHT 1080p 2,20 Go VOSTFR 

https://1fichier.com/?fmaelutp8z081fty0z6y


Un des films les plus sombre du réalisateur, des plus intrigant, mystèrieux, fascinant, burlesque mais qui nous lâche pas jusqu’à la fin. Il a recu des prix en 2013 (Festival européen du film fantastique de Strasbourg / Festival international du film de Catalogne).



💥


LA PEAU DE BAX


Réalisation : Alex van Warmerdam

Casting : Tom Dewispelaere, Alex van Warmerdam, Maria Kraakman…

Durée : 94 mn

Année : 2015

Pays : Pays-Bas

Genre : Thriller/Comédie


Au matin de son anniversaire, le père de famille dévoué mais néanmoins tueur à gage Schneider reçoit la mission de tuer Ramon Bax, écrivain, grand amateur de drogues en tout genre et qui vit en solitaire au milieu du marais. Mais la tâche se révèle plus compliquée que prévue.  


MKV HDLIGHT 1080p 2,15 Go VOSTFR 

https://1fichier.com/?fkj1rxhhvjv11g0hh2la


Pour finir, un film divertissant, plein de rebondissements. Une véritable partie de cache-cache dans un magnifique décor naturel, qui a reçu le grand Prix nouveau genre de L’Etrange Festival.


«Du peintre, sa toile et son pinceau, au tireur embusqué, étalé dans les feuillages pour jouir dans sa lunette de l’objet de son attente, une même action mais deux approches et deux outils. L’arbitraire du récit et de la morale face à la liberté créatrice. Deux modes de vie toujours en opposition chez ce hollandais cinglant et qui s’annihilent en un rire de plus en plus étranglé, sans qu’on ne puisse jamais trouver le réconfort d’un vainqueur ou d’un message limpide et rassurant. Ce parallèle qui trouve in extremis un équilibre précaire achève de consacrer Schneider comme le nettoyeur d’un inconscient familial encombré et le cinéaste comme l’explorateur des âmes d’un pays bien trop civilisé pour être honnête.» Pierre Audebert


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