HELLBOY : MIKE MIGNOLA’S EDITION

 FANCUT

(HD-VF)


Réalisation : Guillermo del Toro

Casting : Ron Perlman, John Hurt, Selma Blair

Durée : 117 min

Année : 2004

Pays : USA

Genre : Fantastique, Aventure, Action


Histoire : Né dans les flammes de l’enfer, le démon Hellboy est transporté sur Terre lors d’une sombre cérémonie célébrée par les nazis, désireux d’utiliser les forces infernales à des fins de conquête. Sauvé par le docteur Broom, Hellboy est alors élevé pour combattre les forces du Mal. Armé, possédant un bras droit en pierre, il fait équipe avec le télépathe Abe Sapien et Liz Sherman, capable de contrôler le feu…



MP4 HDRIP 1080p 3.52 Go VF

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En attendant de retrouver de la motivation pour refaire intégralement mon projet d’un fancut d’Event Horizon (dans lequel j’avais prévu d’ajouter carrément des séquences pour densifier le film et lui faire approcher ce qu’il aurait dû être durant sa production, voici un petit projet qui m’a occupé cet été : un remontage du film de Del Toro, réalisateur culte un brin surestimé.


Mais qu’est-ce que ce révisionniste de Voracinéphile est encore allé bricoler avec ce film ? Pourquoi dit-il encore du mal de ce génie de Guillermo ? N’a-t-il aucun respect ? Aucun. Je trouve que la direction artistique de ses films est toujours une merveille et qu’il sait parfaitement créer une ambiance, mais si le scénario est médiocre ou qu’il ne s’appuie pas sur les effets spéciaux, c’est généralement assez faible (2 exceptions à ce constat : le labyrinthe de Pan, qui doit beaucoup à son méchant fasciste qui incarne un personnage énorme et central, et son dernier Nightmare alley, drame glauque excellent qui m’a fait rehausser mon jugement sur ce réalisateur tant il sortait de ses travers habituels). Blade 2 est difficilement regardable aujourd’hui (moche, vulgaire, et un exemple de ce qu’il ne faut plus faire avec les doublures numériques), Pacific Rim est une catastrophe en dehors de ses séquences à effets spéciaux (combats ou kaiju). On peut défendre l’échine du diable, petit film de fantôme sympathique mais pas très marquant, tout comme Chronos ou le moyen Mimic, pourtant centré sur une approche horrifique intéressante mais finalement sans temps fort ni séquence marquant le spectateur. A l’image aussi de Crimson Pick, superbe fresque gothique animée autour d’un scénario mou dépourvu de tension et du moindre suspense malgré ce qui est sensé être des « révélations »… Par respect pour le travail de Guillermo, je ne parlerai pas de La forme de l’eau, un long viol de tout son travail jusqu’alors accumulé (qui explique pourquoi j’ai mis si longtemps à voir Nightmare alley, Guillermo del Toro ayant alors détruit toute l’estime qu’on pouvait lui porter, et récompensé pour cela). En bref un réalisateur moyen dans son travail de réalisateur, mais dont la compétence en terme d’ambiance et de cohérence esthétique d’un univers ne se limite pas qu’à ses propres travaux (voir l’hallucinant nombre d’excellents projets auxquels il a participé dans les postes créatifs). Tout ça pour en arriver à sa saga Hellboy, seul bébé qu’il a personnellement accompagné à 2 reprises (le 3 ayant été annulé à la suite des mauvais résultats du 2).


Hellboy, c’est un comicbook que j’ai peu lu, mais j’ai suffisamment potassé le premier tome pour avoir capté l’essence de l’œuvre, et avoir repéré plusieurs cases de la bd ayant servi de storyboard dans le film. Autant le dire, l’univers est excellent, et la mise en scène thunée de Del Toro fait plaisir aux yeux. Les méchants sont réussis (comment peut on les rater quand ils sont nazis ?) et le bestiaire très lovecraftien (cohérent avec la BD) achève de nous faire plaisir. Mais il y a aussi de la lourdeur agaçante. Des personnages secondaires lourds qui ne servent que d’accessoires narratifs, des temps morts inintéressants, Hellboy le protagoniste affublé d’une mentalité d’adolescent capricieux, et surtout, SURTOUT, un humour de merde. L’humour, cette plaie qui gangrène aujourd’hui Marvel, a ici complètement pourri le film jusqu’à la moelle (et sa suite encore davantage). Des blagues partout, tout le temps, comme si il fallait désamorcer toute l’ambiance continuellement. Voilà pourquoi je trouve que Del Toro n’est pas un excellent réal, il ne se rend parfois pas compte qu’il saborde son travail (car Blade 2 souffre aussi de ça, en plus d’être très moche et assez ennuyeux). Avec en plus un rythme mou, on avait finalement un divertissement mainstream pas très marquant, qui n’a d’ailleurs pas su continuer avec le second en partant encore davantage dans les intrigues secondaires. Comment rattraper le coup ? J’ai sorti mon bistouri et j’ai donc taillé dans le lard humoristique, en retirant soigneusement toutes les blagues que je pouvais (sans parler de l’abominable running gag expressif « ça me gonfle », véritable aspirateur à fun répété une bonne vingtaine de fois dans le film). Je n’ai donc taillé que dans les vannes, j’ai laissé tout le reste. On a donc un film nettement plus proche du ton sérieux de la BD, dont j’ai essayé de conserver l’impact en écourtant également les intrigues secondaires autour de Liz et de John. Ah, et comme je pense à vous faire plaisir, j’ai viré l’immonde générique complotiste pour vous refaire un Best of du Hellboy de 2016 de Neil Marshall. Si, cette horreur avec Milla Jovovich (un indice qu’on vous donnait déjà sur la qualité du film), qui contenait 4 minutes de fun sur 2 heures de médiocrité fauchée et vulgaire. Vous en avez ici un condensé des meilleures images, sur une petite musique bien cool qui pose le cerveau et qui nous offre un petit quota de violence gratuite, autre détail qui fait défaut au travail de Del Toro sur ce film (un petit peu de sang sur les lames de Kroënen  nous aurait fait plaisir). C’est tout, régalez vous avec ce film nettement plus sérieux que sa version cinéma.



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VORACINEPHILE


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