JEUX SEXUELS

 (VOSTFR) 


Réalisation : Masao Adachi, Kôji Wakamatsu 

Casting : Natsu Nakajima, Kazuo ‘Gaira’ Komizu, Yukiko Manabe

Durée : 69 min

Année : 1969 

Pays : Japon  

Genre : Drame 


Histoire : Sur les barricades de l’université Nihon d’Adachi, à l’époque de la lutte sociale, un groupe d’étudiants désœuvrés et apolitiques se livre à une séance d’amour libre sous la forme d’une « pièce de théâtre » sur le viol. Ils veulent passer du fantasme à la réalité, et jettent leur dévolu sur une activiste.



MKV DVDRIP 597 Mo VOSTFR perso

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Un film assez étrange, même pour un combo Wakamatsu / Adachi, dans le sens ou le message est assez flou, et le scénar un peu brouillon. Il y a un petit air de «  À propos des chansons paillardes au Japon » d’Oshima.


Petit compte rendu de Shangols, qui peine aussi à déceler un message :

http://shangols.canalblog.com/archives/2022/05/21/39486715.html


L’analyse de Miguel P. (http://ultimofilme.blogspot.com/2014/01/fragmentos-de-20140125.html)

Traduit du portugais :

Incendiaire comme toujours, ce très rare film de l’outsider Masao Adachi semble poursuivre la trace de l’essence cinématographique laissée par son « compagnon de combat », Wakamatsu, à savoir la description d’une jeunesse qui brouille les limites morales et voit dans la violence et la sexualité les seul moyen de s’exprimer avec radicalité et donc brutale honnêteté. Plus pertinente que cette recherche déconnectée de la violation de l’autre et de soi, est la présence fantomatique et atmosphérique (planante, dirais-je même) d’une révolution « politique » qui s’exprimerait exactement de la même manière et avec la même et des énergies anarchiques. Marx et Engels avaient averti dans le Manifeste communiste de 1848 que le fantôme communiste était là pour rester en Europe ; Buñuel, après eux, a appelé  » Le fantôme de la liberté » son film le plus déconnecté et qui pointerait vers le postmodernisme, l’expression culturelle de l’indétermination. Adachi dans ce Sex Game filme tout sauf ce fantôme de la Révolution qui, d’une part, n’est rien d’autre qu’un fantôme, au sens de ne pas exister réellement, mais dont l’inscription irréelle laisse à ceux qui y croient ou le désirent un sentiment complexe d’anxiété et de justification. Au final, le fantôme est Dieu, mais un Dieu maléfique qui a besoin de voir les faux fidèles sacrifiés. Voilà, Adachi trouve dans cet univers confus et contradictoire, mais plein de révolte (même si c’est la révolte qui naît de la révolte) des images mystérieuses (presque surréalistes si elles n’étaient pas charnelles) d’une génération dont la logique de comportement résidait dans le choix de extrêmes. Dès lors, la séquence finale – une farce agressive qui suspend comme si de rien n’était le sérieux diégétique – pointe vers la dénonciation suivante : l’évasion du Dieu de la Révolte rend arbitraire le choix des extrêmes, qu’il s’agisse d’appartenir à l’Armée rouge ou de rejoindre la Tatenokai (Société du bouclier) de Yukio Mishima.


Un partage et une traduction de

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