(VO + SRT)
Réalisation : Mark Robson
Casting : Carol White, Paul Burke, Mala Powers
Durée : 107 min
Année : 1969
Pays : USA
Genre : Thriller
Histoire : Cathy, jeune anglaise ayant débarqué aux USA rencontre Kenneth qui va rapidement vivre a ses crochets. Elle apprend qu’elle est enceinte, avorte et décide de se séparer de Kenneth qui jure de se venger. Plus tard, elle se marie avec un avocat et a un petit garçon. Kenneth enlève le bébé, la rendant responsable de la mort de leur enfant. Cathy prend tous les risques pour retrouver son bébé…
MKV DVDRIP 2.11 Go VO + SRT
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Je me suis permis de revoir le sous-titrage un peu cafouilleux qui avait été proposé dans le post initial, en y apportant pas mal de corrections de tout ordre. Tout n’est pas encore parfait, mais je crois que l’amélioration est suffisamment sensible pour justifier cette mise à jour. J’avais mis il y a un an ou deux une première révision sur opensubtitles, mais qui contenait encore nombre de coquilles ; cette nouvelle version est nettement plus aboutie. Côté vidéo, le nouveau fichier provient de la même source DVD qu’auparavant, avec une définition légèrement meilleure, moins de compression ; disons que c’est un tout petit mieux, mais ne vous attendez pas à des merveilles. Peut-être qu’une HD viendra un jour apporter une amélioration plus significative de ce côté-là.
Et histoire d’ajouter mon petit grain de sel à la bonne présentation du film qui a été rédigée par le premier contributeur, disons que cette petite œuvre produite et réalisée par Mark Robson semble attester d’une volonté de la part du metteur en scène de revenir aux ambiances un peu troubles et aux budgets modérés des productions de Val Lewton, auxquelles il avait su apporter quelques contributions intéressantes une bonne vingtaine d’années auparavant. Mais il s’agit quand même d’un retour aux sources par la petite porte, car si le métier de Robson lui permet d’obtenir un résultat tout à fait regardable, il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit pour autant… Le film semble d’ailleurs avoir été un échec à sa sortie ; mais paradoxalement, il a plutôt bien vieilli et a trouvé aujourd’hui quelques adeptes : il est vrai qu’en matière de thriller, « Daddy’s gone a-hunting » évoque davantage des œuvres qui le suivront dans les années 70-80 plutôt que des films l’ayant précédé. Et donc, à défaut d’être tout à fait convaincant, le résultat peut au moins se prévaloir d’être novateur ; ce bon point est d’ailleurs sûrement à mettre davantage au crédit de Larry Cohen que de Mark Robson.
Un aspect du film a notamment retenu mon attention, qui lui aussi ne manque pas de laisser dubitatif tout en suscitant l’intérêt. En effet, la question de l’avortement est centrale dans l’intrigue, jouant le rôle d’un MacGuffin puisqu’elle est à la base des motivations du tueur, et cela 4 ans avant le fameux arrêt Roe v. Wade de 1973 protégeant le droit des femmes à l’IVG aux Etats-Unis. Or, si le fait d’aborder ce sujet est à mettre au crédit du film en participant à son aspect novateur que j’évoquais précédemment, la position adoptée par le scénario sur cette question brûlante paraît singulièrement confuse. Par de nombreux aspects, le film penche vers une vision conservatrice « pro-life » : ainsi le seul mort de l’histoire (hormis le psychopathe) sera au bout du compte le médecin avorteur, ce qui, selon la grille de lecture classique des scénarios hollywoodiens, suggère que ce personnage ne pouvait pas s’en tirer après avoir commis un acte aussi épouvantable. D’un autre côté, il est par définition impossible au spectateur de se mettre non plus du côté du tueur, passablement dérangé et dont le statut scénaristique est justement d’être le méchant de l’histoire. Sans pousser plus avant mon argumentation, disons que de nombreux autres aspects de l’intrigue semblent vouloir sans cesse souffler le chaud et le froid sur cette épineuse question de l’avortement. On pourrait arguer que cette ambigüité est à mettre au crédit du film, insufflant ainsi à cette histoire une dose de subtilité et de complexité dans son approche du problème ; mais j’y vois pour ma part davantage une certaine pusillanimité du scénario, qui cherche maladroitement à ménager la chèvre et le chou, effrayé peut-être par l’éventualité de se mettre à dos une partie de la critique. On aurait préféré quelque chose de plus franc du collier, soit un film qui prenne explicitement le parti des femmes, soit un bon gros thriller réac et puritain…
Pour terminer sur une note positive, « Daddy’s gone a-hunting » a le bon goût de nous donner à voir quelques plans d’extérieurs de San Francisco, en particulier lors d’une séquence finale un peu « King-Konguesque » se déroulant sur le toit du Mark Hopkins Hotel, filmée en longue focale depuis le toit d’un autre hôtel célèbre de Nob Hill, le Fairmont.
Une MAJ de
Une traduction originale de UNCLE JACK













