(VO + SRT)
Réalisation : Dorrell McGowan et Stuart E. McGowan
Casting : Bill Elliott, Walter Brennan, Marie Windsor
Durée : 85 min
Année : 1950
Pays : USA
Genre : Western
Histoire : Ex-membre de la police du Texas, Shadrack Jones recherche l’homme qui a tué son frère. Il découvre qu’à l’époque du meurtre, il résidait au Halfway house tenu par Adelaide et, que le meurtrier fait partie de l’équipe de cowboys de Mac Kellar. Jones accepte le poste de trail boss que lui offre ce dernier. Adelaide qui a des parts dans le troupeau décide de se joindre au cattle drive.
AVI TVRIP 823 Mo VO + SRT
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Verre à moitié vide, ou verre à moitié plein… C’est en fonction de l’appétence qu’a chacun pour les westerns américains d’antan qu’on jugera s’il convient ou non de lever le coude à la santé d’un produit standard et anonyme comme « The showdown », petite série B de consommation courante qu’on ne peut pas plus qualifier de réussie que de déshonorante. Bref, voilà typiquement le genre de film qu’on se mettra de côté dans un coin de disque dur dans l’attente éventuelle d’un dimanche après-midi pluvieux ; on sera alors partagé entre le plaisir de retrouver au sein du casting quelques valeurs sûres comme Walter Brennan , Marie Winsdor ou encore Harry Morgan, tous toujours convaincants quoiqu’il arrive, et le désappointement suscité par un budget vraiment trop maigre au regard du sujet. Car en effet, faire convoyer par quelques vedettes un troupeau au sein des grands espaces étant une tâche au-dessus des moyens d’une compagnie aussi désargentée que la Republic Pictures, cela nous vaut des plans studios où les interprètes sont filmés en transparence sur quelques stock-shots réalisés par la seconde équipe en extérieur… Il ne reste plus alors qu’aux auteurs du film, comme c’est souvent le cas dans la série B, à miser sur une histoire suffisamment solide pour pouvoir cacher la misère ; et pour le coup, cela tombe plutôt bien, les frères McGowan étant avant tout des scénaristes plutôt que des réalisateurs. C’est donc là que réside le point fort de « The showdown », non pas tant dans le déroulé d’un récit sans aspérités et mené cahin-caha, que dans la tonalité générale du film qui transpose dans l’univers du western une ambiance et une intrigue toutes droit sorties du nouveau genre à la mode, le film noir. Il en résulte d’une part une curieuse trame générale en forme de whodunit des grandes plaines, d’autre part des scènes d’introduction fort réussies dont les ambiances nocturnes et pluvieuses appartiennent bel et bien celles au genre noir. Une autre bonne surprise scénaristique réside dans la caractérisation psychologique du héros, que son obsession vengeresse manque constamment de faire basculer du mauvais côté de la morale ; c’est là un thème qui anticipe clairement sur les personnages qu’interprétera Randolph Scott une dizaine d’années plus tard dans les chef d’œuvres crépusculaires de Boetticher.
Quant à Bill Elliott, l’interprète principal du film, il aura été un authentique « westerner », fils d’un vendeur de bétail, élevé dans un ranch du Kansas. A l’instar de Roy Rogers, Charles Starrett, Tim Holt et d’autres encore, il fut dans les années 40 un de ces infatigables routiers du western de série Z (les fameux « double features », comme on disait à l’époque), incarnant inlassablement les mêmes héros récurrents, personnages sans peur et sans reproche dans lesquels l’identité même de l’acteur finissait par se fondre. Ainsi, après avoir été Wild Bill Hickok, il devient Wild Bill Elliott (être soi-même, c’est plus pratique), puis enfin Red Ryder, dans un nombre incalculable de bandes d’une joyeuse crétinerie, quoiqu’assez distrayantes. Mais dans la seconde moitié des années 40, le public finit par siffler la fin de la récréation, et le western va devoir alors sortir définitivement du stade de l’enfance. Fini les cow-boys chantants qui font la conversation à leur cheval, le genre va entrer pleinement dans sa phase de maturité. En cela, « The showdown », réalisé en 1950, est symptomatique d’un changement d’époque ; il ne reste dès lors qu’à Bill Elliott et à la Republic d’essayer tant bien que mal de mettre leurs westerns un peu plus au goût du jour, de leur donner un peu plus d’ambition sur le fond à défaut de pouvoir leur fournir un budget suffisant pour la forme. On a vu précédemment que dans le cas de « The showdown », cette tentative de renouveau croisait la route du film noir ; on notera d’ailleurs à ce propos que c’est précisément dans ce nouveau genre cinématographique que Bill Elliott terminera sa carrière à l’écran dans la seconde moitié des années 50. Quant à ses qualités d’acteur, on ne peut pas dire que dans le film qui nous occupe ici elles soient à la hauteur de ses performances au lasso, et il faut avouer que notre bon vieux Bill est à peu près aussi expressif qu’un pichet à eau. Mais bon, ne l’accablons pas quand même ; après tout, il n’est pas pire qu’Audie Murphy, pour lequel la cinéphilie nostalgique semble pourtant faire montre de davantage de mansuétude.
Sous-titrage hybride : j’ai repris le travail signé par un certain Yellowstone Kelly, lequel avait effectué une traduction à l’oreille. Voilà un exercice périlleux pour lequel je salue au passage la bonne volonté de son auteur, mais il est bien entendu source d’erreurs, d’approximations voire d’interprétations fantaisistes. J’y ai donc apporté autant de corrections de sens que le permettait mon niveau d’anglais ; celui-ci étant relativement modeste, il reste un certain nombre de « trous », signalés par des ???. Cela dit, la compréhension générale de l’intrigue n’en est nullement affectée je crois. Par ailleurs, j’ai effectué toutes les corrections de forme (orthographe, expression) qui s’imposaient, ainsi qu’une refonte complète du timing et des scindages. Vidéo de type TVrip, avec logo de chaîne, qualité très moyenne.
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