INTEGRALE EN HD
Il y a un peu moins de 20 ans était sorti en dvd dans le premier volume de la collection « Animatikc, Les maîtres de l’animation Russe » l’œuvre de Youri Norstein. C’est il y a un peu plus de 20 ans que je vis pour la première fois « Le petit hérisson dans la brume », je n’en suis jamais vraiment revenu… Les films ayant été restaurés en HD, je me suis dis qu’il valait bien la peine de rendre toute cette œuvre (qui m’a tant enchanté et fait rêver) accessible dans les meilleurs conditions. Les sous-titres français incrustés de l’édition dvd ont été scannés à l’OCR puis corrigés et synchronisés lignes par lignes sur les fichiers vidéos HD. Un grand merci à l’hombre del cielo pour l’OCRisation et à Clemens Z. Hardstein pour l’encodage !
Pour les textes qui suivent (recopiés avec mes petites mains), ils sont tous de Youri Norstein et sont issus du catalogue de l’exposition « Youri Norstein – Franceska Yarbousova » Salle Saint-Jean, Hôtel de ville de Paris, 16 mars – 15 juillet 2001.
Bon visio-voyage !
BIOGRAPHIE
Dans mon enfance, alors que j’étais gravement malade, je faisais toujours le même rêve. C’était comme si, dans l’obscurité, se dressait, en un épais parallélépipède, une pile de papier extrêmement fin d’environ un mètre de haut. Je dois avec rapidité et précision transporter toute cette pile de papier, feuille par feuille, en un autre lieu. Je m’efforce de le faire le plus rapidement possible mais la pile ne diminue pas d’un seul feuillet et l’autre n’augmente pratiquement pas non plus.
Plus tard, alors que je faisais du dessin animé, je suis plus d’un fois revenu à ce rêve d’enfant en travaillant à un de ces calques sur lesquels étaient dessinés les mouvements.
Je suis né en 1941, le 15 septembre, dans le village de Andreievka qui se trouve dans la région de Penza, l’un des lieux d’évacuation au tout début de la guerre.
En 1943, nous sommes revenus à Moscou avec ma mère et mon frère aîné. Ma mère, Bassia Guirchevna Kritchevskaia, a travaillé toute sa vie dans des établissements destinés à la petite enfance : des crèches, des jardins d’enfants, à la halte-garderie de la gare.
Mon père, Berco Leibovitch Norstein, était ajusteur dans l’industrie du bois. Il mourut quand j’avais 14 ans. Je n’ai pas eu le temps de le connaître vraiment. Selon ce qu’on m’en a dit, c’était une personnalité intéressante. Alors qu’il n’avait reçu aucune formation, il s’intéressait aux mathématiques de haut niveau, possédait l’oreille absolue ainsi qu’une mémoire musicale extraordinaire. Il sifflait par coeur des airs de Wagner et Schubert. Je pense que mon frère aîné, qui étudia la musique et devint par la suite restaurateur de violon, a hérité des talents de notre père.
Ma mère n’avait pas d’aptitude particulière mais faisait bien la cuisine et défendait ses enfants des horreurs de la vie. On me rappelait sans cesse mes origines juives.
J’ai fait mes études secondaires et, durant les deux dernières années, j’ai suivi parallèlement les cours de l’école d’Art où étudiant Franceska Yarbousova, qui devait devenir plus tard mon épouse.
J’ai travaillé dans une usine de meubles.
En 1959, j’ai entrepris un cycle de deux années d’études de peintre-animateur au Studio de cinéma Soyouzmoultfilm où j’ai commencé à travailler en 1961.
Bien que j’y aie rencontré un grand nombre de metteurs en scène célèbres comme Tsekhanovski, Atamanov, Katchanov, Ivanov-Vano, Dejkine, Polkonikov et beaucoup d’autres, ma soif de quitter le Studio n’avait d’égale que mon aversion pour le cinéma d’animation car je rêvais de faire de la peinture.
Mes tentatives pour être admis dans une école de peinture se soldèrent par un échec complet. C’était comme si le destin lui-même me montrait du doigt ma place dans la vie. Les six ouvrages d’Eisenstein ont accompli leur travail de sape : je « succombai » à la mise en scène.
C’est au Studio que j’ai rencontré ma future épouse, Franceska Yarbousova, et le résultat de cette union fut la naissance de nos deux enfants, Boris et Katia, et la sortie des films Le Renard et le Lièvre, Le Héron et la Cigogne, Le Petit Hérisson dans la brume, Le Conte des contes et Le Manteau (qui n’est pas encore terminé).
J’ai eu pour professeurs les grottes d’Altamira et de Lascaux, Le Sauveur de Andrei Roublev, la dernière sculpture de Michel-Ange La Pietà Rondanini, Les Ménines de Velàzquez, la dernière période de Goya, Le Retour du fils prodigue de Rembrandt, Van Gogh, Moussorgsky de Repine, Pavel Fedotov, Chardin, Millet, l’avant-garde russe et européenne, le film de Jean Vigo L’Atalante, l’oeuvre en six tomes d’Eisenstein.
Mais les professeurs les plus extraordinaires, ce sont mes petits enfants et les enfants d’une façon générale. En observant leur ingénuité, leur sourire, leur tendres et frêles épaules vêtues de chemisettes, on comprend que tout l’art du monde n’a de sens que si l’amour éclot dans nos cœurs.
LE 25 OCTOBRE – PREMIER JOUR (1968)
MP4 HDLight 720p 713 Mo VO + SRT (9 min)
https://1fichier.com/?gp0vw0h1jizqtant1nxz
Le 25 octobre – premier jour est mon premier film (en collaboratioavec Arkadi Tiouorine). Il a été tourné en 1967.
Nous voulions réaliser une étude révolutionnaire romantique qui réunirait la peinture de l’avant-garde russe et européenne des années 1910-1920 et la musique du grand compositeur Dimitri Chostakovitch.
La peinture de cette époque est incroyablement cinématographique, elle condense et renferme en elle toute la métaphysique de l’époque.
Nous avons fait notre film avec le sentiment que la Révolution marquait le début d’un processus culturel extrêmement puissant. Ce qui nous inspirait, c’est que les oeuvres des peintres taient imprégnées par l’idée d’un renouveau du monde, d’un destin qu’on pouvait prendre en main.
La liste des peintres sur lesquels repose le film est impressionnante : Tatline, Petrov-Vodkine, Marc Chagall, Pavel Filonov, Altman, Malevitch, Deïnéka, Piménov, Lissitzki. Nous avons utilisé des oeuvres graphiques de Maïakovsky (l’un de ces vers a servi de titre au film), Youri Annenkov, Tchékhonine, Lébédev, Tchoupiatov. Parmi les peintres européens, il y a Georges Braque. C’est précisément la résonance de sa peinture qui a servi de base à l’épisode intitulé L’assaut.
La fin du film repose sur les tableaux de Filonov L’Hymne à la Ville et La Formule de la Révolution et sur le poème du poète français Paul Eluard qui parle de la fraternité. L’ange de Chagall vole au-dessus d’un cortège joyeux.
La Révolution !!! Quels merveilleux slogans : Paix aux peuples ! Du pain pour les pauvres ! La terre aux paysans !
Ces slogans ont engendré la lutte pour le pouvoir, la guerre civile, la famine, la sanglante année 1937. A l’époque nous pensions naïvement que la terreur avait été provoquée par Staline. Nous ne savions pas qu’elle prenait sa source dans les oukases de Lénine.
C’est sur un ordre de Lénine que, du jour au lendemain, des philosophes religieux ont été expulsés du pays. Lénine avait étudié la philosophie. Il disait souvent : « Une idée acquise par les masses devient une force invincible ». Il n’avait pas besoin de penseurs qui n’étaient pas d’accord avec lui.
On pouvait croire que les slogans de la Révolution annonçaient un essor culturel du peuple. Mais le triste sort de presque tous les créateurs, quelle qu’ait été leur opinion sur la révolution d’Octobre, est bien connu.
Avec mon coauteur Arkadi Tiourine, nous avons été victimes de la censure politique. Ainsi, on nous a obligés à couper l’épisode inspiré de la gravure de Favorski Lénine et la Révolution. Le Lénine d’affiche qui la remplace, dans le contexte de la séquence, a l’aire d’un monstre. Nous nous sommes vus contraints de couper la fin inachevée du film. Celui-ci n’a jamais vu le jour tel que nous l’avions prévu.
Néanmoins, je ne regrette pas ce travail. Il m’a d’abord permis de découvrir l’art grandiose des années 1910-1920. C’est grâce à cela que j’ai pu entrevoir l’énorme potentiel esthétique de l’animation et percevoir une nouvelle dramaturgie picturale. A travers ce travail, j’ai découvert que l’animation, c’est le temps plastique. Ce film a influé sur tout ce que j’ai entreprise par la suite.
J’en ai tiré une autre leçon : il m’a appris à ne jamais faire de concessions quand cela va contre ma conscience.
LA BATAILLE DE KERJENETS (1971)
MP4 HDLight 720p 773 Mo Pas de dialogue (10 min)
https://1fichier.com/?p4goy0zx1xprjj3ayhz3
Sur un extrait de l’opéra de Rimski-Korsakov La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia, qui raconte comment cette ville, menacée par les Tatares, devint invisible et leur échappa grâce aux prières de la sainte Fevronia.
Le film est graphiquement inspiré de l’art russe du Moyen Âge. Il est produit par les studios Soyouzmoultfilm.
Grand Prix du court métrage à l’Animafest Zagreb 1972.
LA RENARDE ET LE LIEVRE (1973)
MP4 HDLight 720p 788 Mo VO + SRT (12 min)
https://1fichier.com/?lehzrugmkdur9sycihyk
Je me souviens d’avoir moi-même lancé l’idée : « Et si on faisait Le Renard et le Lièvre ? » J’ai lancé l’idée et après j’ai eu peur. J’ai eu peur justement parce que tout semblait si simple.
Ce n’était pourtant pas le problème du logement qui faisait l’objet du conte. Son thème principal c’est celui du prisme déformant de la peur. Ce qui m’intéressait, c’était le problème de la créature innocente et offensée, l’évolution de sa philosophie de vie et, maintenant, alors que je suis en train de tourner Le Manteau, Akaki Akakievitch me rappelle souvent ce premier film.
Le Renard et le Lièvre se présentait comme un drame psychologique. Mais il se trouve que les Italiens l’ont inclus dans un cycle de films sur les contes populaires d’Europe. Il a fallu modifier le style et une exigence est apparue : le film devait avoir un caractère nettement folklorique.
Il a fallu soumettre l’image à cet objectif. Nous avons pris comme base de départ une peinture populaire décorant un rouet. Mais on n’échappe pas à soi-même : les éléments de ce drame psychologique, imaginé jadis, sont malgré tout, restés. Ils sont restés parce que se contenter de transposer à l’écran un conte populaire est une mission totalement impossible. Ce type de texte est modelé pour des siècles et on ne peut rien y rajouter ni rien en retirer si l’on suit strictement la trame du conte. Si on ne trouve pas quelque chose qui vient précisément croiser sa propre ligne de pensée. C’est sur ce point névralgique, qui entre en résonance avec le sien propre, que l’on peut faire un film.
LE HERON ET LA CYGOGNE (1974)
MP4 HDLight 720p 946 Mo VO + SRT (10 min)
https://1fichier.com/?0dsn3wt18ds2pso5tkkc
Le début du film reste un mystère inexplicable. Et la véritable sensation physiologique de l’image cinématographique survient non pas au moment de se représentation graphique, quelque part dans les replis secrets de la création, mais quand l’image s’entend. Pour moi, Le Héron et la Cigogne a commencé précisément par un son. Le bruit des roseaux. Il a quelque chose de sauvage, d’effrayant, ce frémissement qui met en garde… Et c’est ce bruit qui a littéralement tissé le futur film pour moi… Je n’avais pourtant aucune idée concrète de ce qu’il allait être.
Ensuite, tout s’est fondu d’une manière étrange. Vous savez comment ça se passe : on entend quelque chose. On ne voit rien mais on entend quelque chose derrière soi.
C’est sans doute ce qu’on appelle le début du processus de création : quand quelque chose existe déjà sans qu’on en ait encore conscience. C’est difficile à expliquer aux autres.
« Imagine, disais-je au peintre Franceska Yarbousova, imagine un marais, avec une eau brune et tourbeuse…, des tiges de roseaux émergent ici ou là… Il neige… Une neige sèche d’octobre… Très blanche… »
Ensuite, je lui ai dit : « Imagine un marais et sur ces mottes de tourbe, sur ces tiges de roseaux, s’est lentement posée une robe de mariée qui les enveloppe… Elle est blanche. Et, martelée par cette neige, gonflée d’eau tourbeuse, elle s’immerge peu à peu dans le marais. Et peu à peu, elle devient noire, brune et tourbeuse… ». Par la suite, ces couleurs et ces tonalités sont apparues dans les images du film.
Tout ce à quoi on pensait à un moment, dont on parlait au tout début du film, s’infiltre d’un manière ou d’une autre dans la colonne vertébrale et les ramifications nerveuses du film. C’est-à-dire que tout ce qui était en train de mûrir en soi à un moment donné était authentique. Et la seule chose qui compte, c’est de ne pas laisser passer ce moment extrêmement important. Il est important de s’en remettre entièrement à lui…
LE PETIT HERISSON DANS LA BRUME (1975)
MP4 HDLight 720p 792 Mo VO + SRT (10 min)
https://1fichier.com/?0pqvnoeyk6iwghjppgkf
Depuis longtemps, j’avais envie de faire une histoire dans laquelle il y aurait cette feuille morte d’automne qui égratigne le sol. Et voilà qu’il était une fois… Tous les contes commencent par « Il était une fois » … C’était à l’époque où je travaillais sur Le Héron et la Cigogne. Tout à coup, quelqu’un me téléphone et me dit : « Bonjour, je suis le conteur Serguei Kozlov. J’ai vu votre film et je voudrais vous apporter mes contes ». Et il me les apporta. Il y en avait quarante ou cinquante. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est Le Petit Hérisson dans la brume que j’ai choisi.
Le conte a été complètement refait pour le film et le résultat a été totalement différent : de nombreux événements sont restés les mêmes mais la philosophie est tout autre… Le film diffère même du scénario… Et, là encore, tout s’est révélé moins simple qu’on ne le pensait au départ.
Je me souviens du mal que nous nous sommes donnés avec Le Petit Hérisson. Nous avions déjà commencé à tourner le film et nous n’avions toujours pas le personnage principal… Il fallait absolument qu’il soit simple, qu’il puisse être interprété immédiatement, comme un coup de feu, instantanément. Dès la première image.
En fait, c’est très difficile de dessiner un petit hérisson. Il y en a tellement dans le cinéma d’animation qui parcourent les écrans… et, sans que l’on sache pourquoi, à chaque fois, on a l’impression qu’il s’agit d’un personnage nouveau… C’est pourquoi deux objectifs nous paraissaient essentiels. La simplicité dont j’ai déjà parlé, et ne pas répéter ce qui existait déjà. Ne pas répéter… Il fallait que ce soit précisément un Petit Hérisson. Même l’expression « petit hérisson » sonne différemment de « hérisson » ! Le petit hérisson et le hérisson sont deux personnages distincts. On ne peut pas dire Le Hérisson dans la brume. C’est ce que dirait un fonctionnaire lambda. Sourd. Le vice-président de je ne sais quelle association. Mais Le Petit Hérisson dans la brume, c’est tout à fait autre chose !
LE CONTE DES CONTES (1979)
MP4 HDLight 720p 2.16 Go VO + SRT (29 min)
https://1fichier.com/?4ns267mytxns7zbr2gjt
Le point de départ est une berceuse pour enfants, prétexte pour l’artiste à vagabondage à travers souvenirs et rêves d’hier ou d’aujourd’hui…
Youri Norstein parle du Conte des contes :
« Il m’habitait, ce film, bien avant que ne me vienne l’idée de me lancer dans la mise en scène. J’ai chez moi une étude, une étude peinte. Je ne sais plus de quelle année elle date : quand je terminais les Beaux- Arts ou juste après, alors que je travaillais déjà au studio. Mais cette étude – des corbeaux perchés dans un arbre enneigé – c’est « Le Conte des contes ». Une autre étude aussi, qui remonte à mon enfance : la mère Varia, Varvara Nikititchna Timokhina, notre voisine à Marina Rochtcha, c’est également «Le Conte des contes ». Mais ce n’est pas là que tout a commencé. Ni même avec la berceuse.
Cette berceuse, je m’en souviens, je la fredonnais plus tard tout en marchant. Je ne sais pas pourquoi. Quand et pourquoi, le Petit Loup est-il apparu, je ne sais pas. Il est vrai que c’est un personnage de l’enfance. Un personnage… Ce héros habitait mon enfance. Aujourd’hui encore, j’ai l’impression qu’il a continué à vivre dans la maison d’où je suis parti. Et je ne sais même pas ce qu’il est devenu lorsque la maison a été détruite. On ne sait pourquoi, mais chaque maison a, doit avoir, son génie.
Au départ, il y avait une nappe. Grande, blanche, elle recouvrait les tables dans la cour. Les tables que l’on avait apportées des appartements communautaires. Chaleur du soleil d’automne, de l’été indien… Et la nappe qui recouvrait toutes ces tables… Les gens qui étaient assis à ces tables avant de se disperser et de quitter cette maison pour toujours.
Dans cette dernière et nonchalante rencontre devaient apparaître tous ceux que je connaissais et aussi tous ceux qui n’étaient plus encore là… Et c’est au carrefour de leurs conversations que tout devait surgir. Toute l’histoire de la maison et, en fait, toute l’histoire du pays. Le film « Le conte des contes » est celui qui m’est le plus cher parce qu’il est le plus personnel, parce qu’il s’agit, dans une large mesure, d’une confession.
Le film « Le Conte des contes » m’est cher parce qu’il concerne Marina Rochtcha. Parce que c’est là que j’ai vécu durant près de 25 ans. Parce que j’en suis parti. Parce que notre maison n’existe plus et qu’elle a été remplacée par un énorme bâtiment de seize étages. Et le pont que l’on voit à la fin du film n’est plus le même aujourd’hui. Mais c’est de l’autre dont je me souviens, celui qui était recouvert de pavés… Et de l’odeur de la poussière, cinglée par les gouttes, lorsque tombait la pluie, le soir, en août. Et le crissement des pneus des autobus bleus qui, à l’époque, circulaient dans Moscou. Tout cela s’est, en quelque sorte, progressivement lié. Tout cela s’assemble peu à peu lorsqu’on regarde en arrière et que le monde dans lequel on a vécu s’éloigne pour toujours.
La vieille maison de deux étages… la cour… Brusquement, on commence à comprendre que c’est précisément dans cet espace que s’est écoulée une partie essentielle de sa vie. »
Un partage de

.jpg)



.jpg)

.jpg)



.jpg)



.jpg)



.jpg)




