(VOSTFR & VF)
Réalisation : John Lemont
Casting : Herbert Lom, Sean Connery, John Gregson
Durée : 97 min
Année : 1961
Pays : Angleterre
Genre : Drame, Policier
Histoire : Waldo Zhernikov, un grand nom de la finance, est bien décidé à se faire une place au sein de la mafia londonienne. Pour ce faire, il réunit les leaders de la pègre et leur propose de s’entendre afin de créer une puissante organisation criminelle. Pour le seconder dans cette entreprise, le milliardaire s’adjoint les services d’un jeune bandit bien connu du milieu et des services de police, Paddy Damion.
M4V HDLIght 1080p 2.14 Go VOSTFR
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VF
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Déclinaison britannique et un peu tardive des films noirs que produisaient à la chaîne les studios américains depuis les années 40, « The frightened city » est un petit polar de bon aloi, en tout cas d’une facture suffisamment correcte pour qu’il puisse se regarder sans ennui. C’est déjà ça, oui, mais ça n’est que ça : il manque quand même au film ce brin d’originalité, quelques menues saillies ou le soupçon d’audace qui permettraient au spectateur qui l’aura vu hier d’en garder encore un souvenir la semaine prochaine. D’ailleurs, heureusement que je n’ai pas trop tardé à écrire cette petite chronique… Mais sans doute ce résultat constituait-il déjà une certaine prouesse pour le réalisateur John Lemont, dont la modeste carrière ne consiste qu’en une petite poignée de film plutôt dispensables : en effet, si « The shakedown », sa précédente incursion dans le film policier, et écrit lui aussi par Leigh Vance, tenait à peu près la route, « Konga » passe pour être un épouvantable nanar que, pour ma part, je n’ai jamais eu le courage de m’infliger. Et au bout du compte, « The frightened city » reste sans aucun doute la meilleure réalisation de Lemont, et aussi sa dernière pour le cinéma.
Le film bénéficie, comme c’est souvent le cas dans le cinéma britannique de l’époque, d’une interprétation homogène et de bonne qualité. La présence dans la distribution de Sean Connery, alors peu connu, a sans doute garanti au film de ne pas trop sombrer dans l’oubli par la suite. Quant au reste du casting, il recèle un certain nombre de ces sympathiques acteurs de second plan, mais au métier toujours très sûr, comme par exemple Kenneth Griffith que j’avais déjà beaucoup apprécié dans « Circus of horrors » de Sidney Hayers. Quant à Herbert Lom, il est ici comme un poisson dans l’eau : abonné aux rôles d’affreux, on a l’impression qu’à une certaine époque, son air fourbe aura hanté un polar britannique sur deux, j’exagère à peine… Or il donne ici une prestation modèle qui révèle la quintessence de son talent si particulier ; et afin de préciser cela, il convient maintenant d’expliciter ce qui distingue, dans le vaste univers des méchants du cinéma de genre, les « heavies » américains de nos crapules européennes. Alors que les premiers sont en général des brutes épaisses qui tuent, violent et pillent avec le savoir-faire simple et naturel du forgeron sur son enclume, les seconds se piquent d’appartenir à une catégorie plus raffinée de salopards, qui aiment à mettre une sorte de distinction intellectuelle dans leur vilenie. Prenez notre Jules Berry national : il ne survivrait même pas un quart d’heure une fois entré dans le saloon de Tombstone… Mais posez-le en maître chanteur dans le recoin sombre d’un hôtel borgne parisien, et il va vous jouer une partition à base de sournoiserie fielleuse d’une manière si virtuose que cela va hanter vos cauchemars pour les trois semaines qui suivent. Eh bien Herbert Lom est de cette trempe-là, et il l’est particulièrement dans « The frightened city », où vous ne manquerez pas d’apprécier l’air vicieux et hautain qu’il s’évertue, tout au long du film, à composer avec délectation. La scène finale est très éloquente : voyez comme il observe dédaigneusement Alfred Marks et Sean Connery se battre comme de vulgaires chiffonniers au milieu de sa collection d’oeuvres d’art (eh oui, Monsieur a du goût !), tout en cherchant comment il pourrait trahir le premier et faire un discret croche-patte au second ; voilà bien le genre de type dégueulasse qu’on ne trouve que dans le cinéma de notre vieux monde. Parce qu’il faut bien comprendre que pour un Américain du grand écran, avoir passé 90 minutes à faire le mal sans avoir tiré une seule cartouche ni même avoir donné un seul coup de poing est une chose absolument inconcevable, une sorte d’hérésie innommable, une bizarrerie monstrueuse qu’on n’évoquerait qu’à demi-mots, la voix tremblante et l’oeil aux aguets. Au point que je me demande si en fin de compte, Jules Berry n’aurait pas fait fuir tout le monde en entrant dans le saloon…
Le sous-titrage que je vous propose est hybride : il ne s’agit pas d’une traduction, j’ai repris une adaptation TV mais que j’ai complétée en maints endroits à l’aide de sous-titres anglais, et dont j’ai refait le découpage, le tout synchronisé sur un BRrip de bonne qualité. Bon film à vous.
Un partage de
Merci a SADE pour la VF












