DOC SPECIAL KUBRICK

(VOSTFR)

LIEN REGROUPANT LES 3 COURTS

https://1fichier.com/?qhczmgxzebnegqp0trkk

Après le documentaire dans sa phase héroïque, voici le documentaire à la petite semaine. En effet, si mon post précédent visait à vous faire découvrir avec « Drifters » une œuvre fondatrice aux ambitions formelles marquées soutenues par un discours théorique complexe, on devra se contenter cette fois de documentaires engourdis dans la banalité telle qu’elle se présentait au début des années 50. Et puisqu’il faut tout de même une accroche à un post qui s’annonce déjà terne et ennuyeux, celle-ci va se résumer à un seul nom, Stanley Kubrick, réalisateur à ses débuts de ces 3 petits films insignifiants : preuve que les grands commencent souvent petit, et parfois même au ras des pâquerettes. Mais preuve sans doute aussi que, lorsqu’on a décidé d’embrasser coûte que coûte la carrière de cinéaste, comme ce fut le cas pour Kubrick à 22 ans, n’importe quel prétexte peut faire l’affaire pour empoigner une caméra et commencer à tourner. Quitte à se retrouver bien plus tard, comme ce fut le cas pour un Stanley Kubrick devenu alors un des grands noms du cinéma, à faire des pieds et des mains pour que ne soient pas exhumées d’inavouables œuvres de jeunesse… Raté : non seulement « Fear and desire » a bénéficié, je crois, d’une édition DVD française, mais voilà que Warning Zone s’en mêle et dégaine 3 courts métrages particulièrement minables !


DAY OF THE FIGHT (1951)

Une journée dans la vie du boxeur Walter Cartier, de la messe du matin jusqu’au match du soir.


MKV DVDRIP 290 Mo VOSTFR (12 min)


Allons, tout n’est pas si catastrophique, et gardons ainsi pour la fin « Day of the fight », qui présente tout de même quelques traces d’intérêt. A l’inverse, réglons tout de suite le cas de « The seafarers », un film promotionnel (et non pas un documentaire proprement dit) réalisé pour le compte du SIU, une union syndicale de la marine marchande. Suite à l’échec prévisible de son premier long métrage, Kubrick cherche en 1953 à éponger quelques dettes et à réunir des fonds en vue du tournage de « Killer’s kiss », ce qui explique ce retour au court-métrage documentaire, où il va s’essayer à la couleur. Peut-être le SIU a-t-il été satisfait de ce publireportage qu’il avait commandé ; il est difficile en tout cas pour nous de ne pas bailler d’ennui devant la platitude du résultat, et on ne trouvera guère qu’une poignée de fous furieux pour nous jurer leurs grands dieux, mais oui mais oui, qu’ils y ont vu l’influence d’Ophüls (!) dans je ne sais plus quel plan… Toutefois, le pire était sans doute passé, puisque « The seafarers » ferait encore office de réussite honorable en comparaison du désolant « Flying padre », tourné en 1951, et qu’on pourrait sans difficulté proposer aux joyeux drilles de Nanarland, ils y trouveraient largement matière à rigolade. Car davantage que sa réalisation, plus insipide que réellement mauvaise, c’est la bêtise de son sujet et le ridicule des situations qui mine d’emblée ce court film financé et distribué par la RKO. Voir la reconstitution très affectée d’une scène dans laquelle un pasteur de choc saute dans son avion pour aller consoler une mioche qui s’est pris une baffe par son petit camarade de classe nous transporte dans les joies du comique involontaire, d’autant que tout cela se termine en une réelle apothéose, avec ce grandiloquent travelling arrière qui magnifie la pose victorieuse du padre, fier comme Artaban devant son coucou, portant le spectateur au comble de l’hilarité. Au moins cette fois-ci, on ne s’ennuie pas tout à fait…

FLYING PADRE (1951)

Un prêtre du Nouveau-Mexique, trouvant la superficie de sa paroisse trop importante, se déplace avec un avion Piper Cub appelé Spirit of St. Joseph.


AVI DVDRIP 100 Mo VO + SRT (8 min)

Heureusement il reste « Day of the fight », toute première réalisation de Kubrick : non pas que cela soit une réussite mémorable, mais comparé aux deux précédents, il ne s’agit pas tout à fait d’un naufrage. Son principal intérêt est de faire sens dans la progression artistique du jeune Stanley Kubrick, en constituant le chaînon manquant entre son premier métier de photographe et sa première réalisation cinématographique valable, « Killer’s kiss ». En 1945, Kubrick va trouver son premier emploi au sein du magazine « Look », au sein duquel il apprend les rudiments de la photographie. Fasciné par l’univers de la boxe, il va fournir à son employeur un photoreportage sur ce sujet, intitulé « Prizefighter ». Il s’agit bien évidemment d’une première mouture de « Day of the fight », film coréalisé avec Alexander Singer dans lequel il suivra le même boxeur, Walter Cartier, tout au long de la journée précédant un match. A son tour, ce petit documentaire fait figure de coup d’essai pour toutes les séquences qui ouvrent « Killer’s kiss », avec le combat et tous ses préparatifs. On ne s’étonnera donc pas d’y retrouver des plans très similaires ; à titre d’exemple, l’un d’eux m’a paru intéressant à relever, il se situe au tout début de la 10e minute de « Day of the fight » : pour le coup d’envoi du match, Kubrick se lance dans un cadrage complexe derrière le tabouret d’un des boxeurs, où les jambes de celui-ci figurent en amorce et où le réalisateur va, dans un second temps, révéler à l’aide d’un jeu de focale l’adversaire situé dans l’arrière-plan. Très réussi, le plan est repris dans « Killer’s kiss », mais curieusement Kubrick choisit de le simplifier : on retrouve le cadrage à l’identique, cependant le jeu sur la netteté des différents plans est abandonné au profit d’une profondeur de champ.


THE SEAFARERS (1953)

Le quotidien des marins américains et l’organisation de la Searfares International Union, l’union des syndicats des marins américains, sous le signe du devoir.


MP4 DVDRIP 494 Mo VO + SRT (28 min)


Les sous-titres ne sont pas des traductions personnelles, ils proviennent de diffusions à la télévision. Je les ai simplement extraits puis refait leur timing pour les adapter aux meilleures copies VO que j’ai pu trouver sur le net.


Un partage de


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

```