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(VO + SRT)
Réalisation : Jules Dassin
Casting : Raymond St. Jacques, Ruby Dee, Frank Silvera
Durée : 104 min
Année : 1968
Pays : USA
Genre : Drame, Thriller
Histoire : Un groupe d’hommes noirs doivent cacher un de leurs membres, Johnny Wells. Tank, un de ses amis a des problèmes d’alcoolisme et « moucharde » à la police. Les révolutionnaires se radicalisent et le comportement imprévisible de Tank devient une menace pour la révolution qu’ils planifient …
MKV HDLight 1080p 2 Go VOSTFR perso
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Tiré du roman de Liam O’Flaherty et déjà adapté en 1935 par John Ford sous le titre « le Mouchard », cette oeuvre rare de Jules Dassin, co-écrite avec Ruby Dee et Julian Mayfield (deux des acteurs du film) a été adaptée dans l’univers troublé des années 60 aux USA et débute par le speech de Martin Luther King après son assassinat. Un film direct, sans concessions, qui rend compte des vicissitudes du peuple noir . Mais Dassin tourne un métrage parfois académique, Julian Mayfield surjoue trop souvent, le ghetto ressemble à un décor (ce qu’il est), le dialogue se donne parfois des airs « arty ». Le tournage qui fût difficile est encore empreint de la méthode hollywoodienne même si on est loin du lissage style Sidney Poitier et pas encore entré dans la bombe que sera « Sweet Sweetback.
Une talentueuse brochette d’acteurs sont au service de l’histoire: Raymond St Jacques, Ji-Tu Cumbuka, Frank Silvera, Janet McLachlan, l’excellent Roscoe Lee Browne, Dick Anthony Williams, Max « le mac » Julian, Juanita Moore et Robert Doqui. Un film très rare, inégal mais qui annonce de quelques années certains films militants de ce qu’on appellera arbitrairement « la blaxploitation ».
Au sujet des améliorations que je propose pour cette mise à jour : si elles concernent un peu la video, pour laquelle je propose un fichier de 2Go, un poids plus adapté à la qualité BRrip, c’est surtout du côté des sous-titres qu’on sentira la différence. En effet, mon visionnage du film a été assez perturbé par la synchronisation anarchique du sous-titrage avec le son. Voilà qui est donc entièrement réparé, ainsi que le découpage. Côté traduction, je n’ai pas trop retouché à ce qui avait été fait, bien qu’il y ait sûrement à redire là aussi. Cette traduction a vraisemblablement été faite d’après des sous-titres espagnols, lesquels sont souvent sujets à caution, étant effectués à l’oreille par des personnes qui ne comprennent que 3 répliques sur 4 (ce qui n’est déjà pas si mal, me direz-vous…). Mais n’ayant de mon côté qu’une oreille anglaise tout aussi approximative que celle des sous-titreurs espagnols, je n’ai pu corriger qu’un très petit nombre d’erreurs parmi les plus évidentes ; pour le reste, ce ne sont que des corrections sur la forme. Et en l’absence de sous-titres anglais précis qu’on aura peut-être un jour à disposition, on devra se contenter de cela, mais je pense néanmoins avoir apporté un gain significatif en ayant refait le timing.
Et un petit mot rapide sur cet excellent film, dans lequel Tavernier ne voyait « qu’une lamentable nouvelle version d’un film déjà vieillot, stupidement rajeuni, dont le traitement est tellement raide qu’on a l’impression d’assister à une pièce naturaliste »… Que nenni, je trouve pour ma part que Jules Dassin a pleinement réussi son pari. On notera la présence de certaines citations dans le film : dans sa version, John Ford citait déjà lui-même « M le maudit », puis cité à son tour par Dassin, ce qui nous vaut quelques curieux gros plans expressionnistes lors du jugement de Tank par ses pairs. Enfin, le réalisateur se cite lui-même : ayant beaucoup œuvré pour le film noir dans les années 40-50, il ne résiste pas à nous livrer de temps à autre, au détour d’un plan, de ces images typiques du genre, celles de ruelles dont le pavé mouillé luit sous l’éclairage nocturne d’une grande ville américaine. Quant à la fin du film, la fuite éperdue du traître présente quelques parentés avec celle de Richard Widmark dans les dernières scènes des « Forbans de la nuit ». Nostalgie du classicisme…
Un partage et une traduction de
UNCLE JACK
Une mise a jour de
UNHEIMLICH








