FAR WEST 89 (M.A.J)

AJOUT VF

 (VOSTFR)


Réalisation : Ray Enright 

Casting : Randolph Scott, Robert Ryan, Anne Jeffreys

Durée : 86 min

Année : 1948

Pays : USA

Genre : Western


Histoire : Dans l’Oklahoma, Sundance Kid et sa bande terrorisent la population. Vance Cordell est promu shérif et se lance à la poursuite des bandits. Il croise sur sa route l’épouse du hors-la-loi, qui tombe sous son charme…



M4V DVDRIP 1.20 Go VOSTFR perso

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MKV DVDRIP 2.14 Go VO + VF

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Il y a deux semaines, c’était un western typique des années 50 que j’avais proposé : tout y était très sérieux, plein de psychologies torturées et des airs de grande tragédie. Ce mercredi, c’est un western typique des années 40 que je soumets à votre curiosité, et la tonalité en est donc sensiblement différente : tout y est beaucoup plus détendu, moins sophistiqué sur le fond et plus foisonnant dans la forme. Cette fois-ci, le spectacle doit être avant tout familial et être en mesure de distraire un large public allant de 7 à 77 ans, d’où cet étalage sur 3 générations des classes d’âge dans le clan des gentils : on a donc le petit gamin, la maman, le nouveau papa, le grand-père… ouf ! il ne manque que le chien et le poisson rouge.

Dans le clan des méchants, là aussi c’est la fête : on y trouve un étalage tout aussi généreux, non pas générationnel mais plutôt d’ordre mythologique. Le film semble en effet vouloir effectuer un grand recensement des « bad men » traditionnels du western, un peu à la manière dont la Universal le faisait, à la même époque, en réunissant dans un même film les monstres sacrés du cinéma fantastique. Et donc, au cas où vous douteriez que Randolph Scott soit un héros sans peur et sans reproches, voici la liste extravagante des vilains auxquels il se coltine dans « Far West 89 » : Sundance Kid, Bill Doolin, Billy le Kid, les frères Younger, et même les frères Dalton sont de la partie. Excusez du peu. Certes, Calamity Jane et Jesse James manquent à l’appel, mais sans doute étaient-ils occupés sur un autre tournage…



On le voit, le style des années 40 est beaucoup plus foutraque et rigolo que dans ces austères et hiératiques westerns des années 50 qu’on destinait aux grandes personnes. Et il en va de même des situations, où cet invraisemblable étalage se poursuit, à tel point que pour un peu, en comparaison même l’univers de Lucky Luke pourrait paraître sobre et dépouillé… C’est parti : braquages de banques, poursuites à cheval, gunfights, vente de bétail, tuniques bleues, ruée vers l’ouest, saloon, ville fantôme… Ben quoi, c’est tout ? il manque les Indiens ? Ah si, il y en a un au début du film… Mais ce n’est pas tout, parce que tout ça c’était pour Monsieur et le petit dernier, mais comme il en faut aussi pour Madame et la grande soeur, qui ont payé aussi leur place de cinéma, alors on aura droit à une rivalité amoureuse entre Anne Jeffreys la sauvageonne et une fille bien élevée, pour savoir laquelle finira dans les bras vainqueurs de l’inusable Scott, le tout à grand renfort d’oeillades suggestives et de mines boudeuses. C’est-y pas beau ? Et tout ça en 85 minutes chrono, un vrai marathon ! Ajoutez-y l’irréprochable savoir-faire d’un Ray Enright rompu à l’exercice, l’excellence d’un Robert Ryan en affreux parmi les affreux, et la présence en 2e et 3e page de générique de quelques trognes familières du Far West sur grand écran (Lex Baxter, Steve Brodie, Tom Keen, et l’inénarrable Gabby Hayes), enfin le tout servi par un budget tout à correct (on n’est pas dans le saloon désert et les rues vides d’il y a deux semaines…), bref si vous trouvez quand même le moyen de vous ennuyer avec tout ça, c’est à désespérer ! Enfin, petit coup de coeur personnel, si au sein de tout ce grand remue-ménage réjouissant je devais retenir une séquence, mon choix irait sans hésiter à cet étrange final dans le saloon de la ville fantôme, où le traditionnel gunfight venant clore les débats entre RoboScott et le super-méchant se déroule dans un décor quasi-gothique tout à fait inattendu dans ce type de film et du meilleur effet.



Comme d’habitude, pour finir, un mot sur le fichier proposé : qualité video très moyenne (DVDrip), traduction d’après les sous-titres anglais avec retiming intégral pour votre plus grand confort. Bien sûr, si une HD venait à se présenter, je proposerais à Jany une mise à jour. Enfin, si vraiment vous ne jurez que par les VF, alors je vous renvoie à l’excellent blog Au Palace ce soir, plus précisément à cette adresse : 

http://aupalacecesoir.blogspot.com/2022/03/far-west-89-1948-repack-bilingue-inedit.html 

où ils ont publié tout récemment un repack bilingue de qualité video équivalente, et qui contient donc une piste française. En revanche je vous déconseille d’utiliser la piste VO de leur fichier, les sous-titres qu’il y ont adjoints étant d’une qualité épouvantable.

Voilà, et comme disait Boris Vian dans la chanson ad hoc sur les justiciers des canyons : 

« A mercredi prochain ! »




Un partage et une traduction de

&

MRODFR pour le Repack Multilangues

TRAVAIL:

Synchronisation de la VF. 30 coupes.

Générique de début (abimé) et fin (incomplet) retravaillé.

Réduction des parasites sur la VF (mais encore un peu présent pour l’effet ancien). Volume déjà correct.

SRT VO (Opensubtitles) ajouté et recallé presque entièrement.

SRT VF Forcés ajouté pour introduction et deux télégrammes.

REMERCIEMENTS:

Zorba et son contact pour avoir trouvé cette VF rarissime.

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