LARCENY

 HD

(VOSTFR)


Réalisation : George Sherman

Casting : John Payne, Joan Caulfield, Dan Duryea

Durée : 88 min

Année : 1948

Pays : USA

Genre : Drame, Film noir


Histoire : Un escroc tente de soutirer l’argent d’une veuve dont le mari a disparu pendant la guerre. Mais celui-ci va peu à peu tomber amoureux de la jeune femme.



M4V HDLight 1080p 1.37 Go VOSTFR perso

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Injustement méconnue, cette perle noire vaut largement en qualité nombre d’oeuvres du même genre, de plus grande notoriété et produites à la même époque. Si cette histoire d’escroquerie de haut vol tient bien la route au niveau du scénario, et que la mise en scène de George Sherman est d’une très honnête facture, c’est sur plutôt sur deux autres aspects, complémentaires, qu’il convient de mettre l’accent pour vanter les mérites de ce film.


D’une part, il y a les dialogues étincelants signés par William Bowers, avec lequel Sherman avait d’ailleurs déjà collaboré, notamment sur les westerns « Black bart » et « River lady », tous deux avec Yvonne De Carlo. Et d’autre part, il y a l’excellence de l’interprétation des comédiens présents sur l’affiche. Commençons toutefois par exclure de ce palmarès la pauvre Joan Caulfield, actrice assez fadasse plutôt habituée aux comédies, mais dont le jeu atone, par un heureux paradoxe, finit ici par bien s’accorder avec la psychologie volontairement terne de son personnage de victime à la naïveté confondante. Passons aussi rapidement sur John Payne, non que cet acteur sympathique démérite en quoi que ce soit, et on a toujours plaisir à le retrouver dans ce genre de productions « semi-B », mais gardons plutôt nos louanges pour les deux autres têtes d’affiche, Dan Duryea et Shelley Winters.


Le premier, Dan Duryea, se retrouve ici comme un poisson dans l’eau à jouer les aigrefins, un rôle routinier pour cet excellent acteur qui aura hanté de sa présence inquiétante un nombre considérable de films noirs des années 40, où il multipliait les coups tordus notamment, chez Fritz Lang. Mais mon coup de coeur personnel va sans conteste à la brillante prestation de Shelley Winters, phénoménale actrice dont il n’est plus utile de présenter l’immense carrière, et qui apparaît ici dans une sorte de contre-emploi : plutôt habituée à jouer les victimes attendrissantes, c’est ici dans un rôle de garce que son talent explose. Une garce tellement archétypale du film noir classique, avec ce mélange détonnant de cynisme et de vulgarité, un personnage tellement outré dans son écriture (et soulignons une fois encore le travail épatant de dialoguiste de Bowers) et dans l’interprétation qu’en donne l’immense Shelley que celle-ci semble s’adonner pour ce film à un vertigineux numéro d’équilibriste, consistant à jouer volontairement avec les limites dangereuses qui pourraient faire basculer « Larceny » dans le pastiche, des limites qu’elle ne franchit jamais bien sûr : du grand art, vraiment !



Enfin, un petit mot sur le travail effectué : voilà un film que j’aurais traduit 2 fois ! Une première fois il y a deux ans, sans aucune base pré-existante, donc à l’oreille, et avec l’aide précieuse de Zundertaker, le tout adapté à un VHSrip de mauvaise qualité… Et donc une deuxième fois ce mois-ci, pour le blog de Jany, avec l’aide cette fois de sous-titres anglais ; et il m’a fallu quasiment tout reprendre, vu les nombreux contre-sens et approximations inhérentes au caractère artisanal de la première traduction, et avec un timing refait à neuf pour s’accorder cette fois à une superbe copie blu-ray sortie il y a peu. Enjoy !

Un partage et une traduction de

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